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Le ministre de la Santé et de l’action sociale, a présidé hier à Thiès, la 3e troisième réunion de coordination de l’année 2020 des directeurs d’Etablissements publics de Santé (Eps). Une occasion pour Abdoulaye Diouf Sarr de demander à ces acteurs de la santé de «maintenir la même garde», pour parer à toute éventualité.

C’est un appel à un rappel que le ministre de la Santé et de l’action sociale a lancé aux acteurs de la santé pour les exhorter à prendre conscience que «la lutte contre la Covid-19 est loin d’être terminée, vous devez donc rester vigilants et alertes». Il relève: «La tendance que nous observons dans le pays est certes baissière mais il faut maintenir la même garde, la même volonté, la même vigilance et il faut effectivement être debout pour parer à toute éventualité.»
S’exprimant au cours de la 3e troisième réunion de coordination de l’année 2020 des directeurs d’Etablissements publics de santé (Eps), qu’il présidait hier à Thiès, Abdoulaye Diouf Sarr a «félicité et encouragé l’ensemble des travailleurs du secteur de la santé et de l’action sociale pour leur engagement et leur sens du devoir dans ce contexte particulier de lutte contre le Covid-19». Il a aussi magnifié «l’excellent travail effectué par l’ensemble des directeurs des Etablissements publics et privés de santé qui a permis et permet d’ailleurs toujours d’assurer une bonne prise en charge des malades du coronavirus». Parce qu’en effet, note-t-il : «Avant même l’apparition du premier cas de Covid-19 au Sénégal le 2 mars 2020, sous la coordination de la Direction générale des Etablissements de santé, vous avez anticipé et pris des mesures pour se préparer à la riposte. Les hôpitaux qui hébergent les Centres de traitement des épidémies (Cte), ceux qui n’en disposaient pas, la Pharmacie nationale d’approvisionnement, le Samu et le Cnts, chacun en fonction de son profil a joué un rôle très important et très stratégique dans la gestion de la riposte.» Il ajoute également : «La gestion de la capacité litière au niveau des hôpitaux et des structures privées a fortement aidé à juguler et à assurer une prise en charge adéquate des malades hospitalisés dans les centres de traitement.» Pour simplement dire : «Un immense travail a été réalisé par l’ensemble des directeurs des Eps.»
Outre ces remarques, le ministre de la Santé leur demande de travailler, durant ces trois jours de l’atelier, sur les modalités de reprise et de relance des activités pour répondre à la demande des populations. «La pandémie à Covid-19 a montré les limites des systèmes de santé du monde entier et nous pousse tous à réfléchir sur la mise en place d’une offre de soins capable de résister aux chocs endogènes et exogènes. C’est pourquoi, il vous faut vous préparer à aborder une nouvelle ère de gestion dans le cadre du budget programme, une gestion axée sur les résultats et non un budget de moyens.» A ses yeux, «l’hôpital, qui est la référence en matière de prise en charge médicale, doit être un lieu où le patient devra avoir un accueil chaleureux et des soins de qualité. L’hôpital doit aussi avoir un environnement propre et accueillant». Ainsi et pour permettre aux directeurs des Eps de bien mener les missions qui leur sont assignées, cette année 2020, «j’avais mis des fonds supplémentaires à votre disposition en plus des subventions d’exploitation habituelles», fait savoir le ministre Diouf Sarr. Lesquels fonds supplémentaires, selon le ministre, «doivent être obligatoirement utilisés pour améliorer la fonctionnalité des Services d’accueil des urgences (Sau) et du service de laboratoire de vos établissements respectifs mais également pour améliorer l’hygiène de l’environnement et des conditions de séjour des patients». Il insiste : «Le président de la République a bien voulu financer de manière exceptionnelle la santé et l’action sociale pour avoir un système de santé et d’action sociale résilient et pérenne, mais avec comme conditionnalité des réformes structurantes afin de poser les jalons de la nouvelle gouvernance hospitalière.» Il annonce que «les évaluations seront annuelles et les modalités de mise en œuvre seront définies et partagées afin de consacrer ainsi le début du budget programme dans le système hospitalier».
Dans son speech, il a rappelé que «70% de ces financements concernent les infrastructures et les équipements et sont destinés au programme 3 «santé de référence» piloté par la Direction générale des Etablissements de santé. Cependant, l’essentiel des réformes concerne la gouvernance hospitalière afin de recentrer l’hôpital dans la référence pour la prise en charge et l’amélioration de l’utilisation des ressources financières pour des soins de qualité accessibles à tous». Et d’exiger des directeurs des Eps de redoubler d’efforts dans la gestion de leurs structures.

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