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Le Sg du Caps, dont le Gaipes est membre, n’a pas hésité hier à indexer le Groupement des armateurs industriels comme bénéficiant d’une situation de monopole sur la ressource halieutique.

Hier, le député Mamadou Diop Decroix a assuré que les députés se pencheront avec attention sur les problèmes auxquels fait face le secteur de la pêche. «Une évaluation de la situation sera faite par les députés la semaine prochaine», a déclaré Decroix, qui assure que «le secteur de la pêche est fondamental pour notre pays, et demande une gestion rigoureuse». Le député a recommandé : «Nous avons 700 kilomètres de côtes sur l’Atlantique. Et la pêche nourrit des centaines des milliers de Sénégalais. Nous devons nous en occuper avec beaucoup de sérieux, beaucoup de rigueur. S’il y a de l’opacité, il faut combattre ça, et mettre de la transparence.» Le Secrétaire général de Aj a fait ces déclarations lors d’une visite effectuée hier au Port autonome de Dakar sur par des élus du Peuple, invitation du Collectif des acteurs de la pêche du Sénégal (Caps) dont le président est Alioune Thiam.
Accompagnés de ses collègues Mame Diarra Fam et Mor Kane, deux députés de la Diaspora et de Abdou Aziz Diop, Mamadou Diop Decroix a souhaité que le secteur de la pêche ne soit pas la chasse gardée des étrangers. «Je crois que le gouvernement doit tout faire pour que les acteurs de la pêche aient l’armement qu’il faut.  Il ne faut pas que les étrangers viennent prendre nos ressources comme il y a vingt ans. Des Coréens sont venus pêcher des poissons et sont retournés. Ce sont de problèmes dont on va discuter et partager avec nos collègues députés de la majorité et de l’opposition», a promis le député.
Amadou Ahmet Ndir, Secrétaire général du collectif des acteurs de la pêche du Sénégal (Caps), s’est réjoui de la visite des députés,  tout en rappelant que le Caps emploie  le plus grand nombre de personnes au Port autonome de Dakar. «Ici nous faisons travailler 2800 marins, et payons les meilleurs salaires au Port de Dakar. Le Port de  Dakar a connu des marins qui sont allés en mer avec un bulletin de solde nul. Certains de nos matelots perçoivent jusqu’à 750 mille francs», s’enorgueillit Amadou Ahmet Ndir, Secrétaire général du Caps, qui s’en est pris aux détracteurs de son organisation. «C’est nous qu’on appelle, en voulant nous diaboliser, les bateaux chinois», s’insurge celui qui se définit comme «un Lébou bon teint». Indiquant que «certaines de nos entreprises font 32 milliards de chiffre d’affaires», M. Ndir a tenu à préciser que «nous ne sommes pas des bateaux chinois, nous avons des partenaires chinois. Tout comme d’autres ont des partenaires espagnols, français, turcs ou grecs». Et de s’interroger : «Quelle est la différence entre un partenaire français et un partenaire beaucoup plus compétent qui est Chinois ? Nous ne voyons pas la différence, les meilleurs sur le plan naval sont des Chinois. Nous allons chercher cette compétence et nouer des partenariats avec eux.»
Le Sg du Caps dit que «le problème qui se pose dans ce pays, c’est qu’il existe un monopole qui ne dit pas son nom, qu’exerce une corporation, le Gaipes». Il accuse : «Le Gaipes a hérité d’un système colonialiste qui pompe nos ressources sans aucune transformation, sans aucun travail, sans aucun effort pour faire de la valeur ajoutée.»
Par contre Madame Fatou Niang, vice-présidente du groupement des armateurs et industriels de la pêche (Gaipes), membre de la coalition contre l’octroi de nouvelles licences de pêche industrielle, a campé fermement sur sa position en affichant un doute sur la procédure ayant conduit à la nationalisation de ces bateaux chinois. Accusée de travailler pour compte de bateaux français, Mme Ndir a répliqué : «Le Gaipes est constitué de membres qui sont dans des sociétés à capitaux sénégalais avec 51%. La loi nous laisse la possibilité  d’avoir d’autres actionnaires.»

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