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Greenpeace invite les chefs d’Etat du Sénégal et de la Mauritanie à mettre en place un organe régional avec comme mandat la gestion des ressources halieutiques. Pour le Dr Ibrahima Cissé, la gestion régionale de la pêche doit être une priorité lors de la rencontre prévue  aujourd’hui à Nouakchott entre les deux chefs d’Etat.

Greenpeace plaide pour la mise en place d’un organe régional ou le renforcement des institutions existantes avec mandat de gestion des ressources halieutiques. Cela «devrait être une priorité pour les chefs d’Etat de la sous-région», a déclaré Dr Ibrahima Cissé, responsable de la Campagne océans pour Greenpeace Afrique, cité dans un communiqué. Pour l’Ong, la Mau­ritanie et le Sénégal qui occupent des places stratégiques dans cette sous-région devraient jouer un rôle important dans la mise en place de cet organe et encourager les autres pays membres à gérer communément cette richesse partagée. Greenpeace qui attend beaucoup de la visite de Macky Sall à Nouakchott espère que les Prési­dents Macky Sall et Abdel Aziz vont s’entretenir, entre autres, sur cette question qui devient pressante. «Les populations mauritaniennes et sénégalaises ont les mêmes préoccupations et les dirigeants ne devraient pas attendre des incidents extrêmes comme la mort du jeune pêcheur sénégalais (que nous déplorons) pour trouver une solution conjointe et durable à la gestion de la pêche en Afrique de l’Ouest», a ajouté Dr Cissé.
Greenpeace estime que les Etats côtiers souffrent de la surpêche et la pêche illégale. Aussi, indique l’Ong qui milite pour la gestion durable des ressources halieutiques dans cette partie du continent, les 2/3 des stocks de poissons sont partagés entre plusieurs pays. «Il faut que les Etats conjuguent leurs efforts pour mettre un terme à ces maux qui gangrènent le secteur de la pêche», recommande l’Ong.
Cette intervention intervient dans un contexte de tensions entre le Sénégal et la Mauritanie, suite à l’incident qui a coûté la vie à un jeune pêcheur sénégalais, tué par les garde-côtes mauritaniens.
Depuis plus d’une décennie, Greenpeace dénonce, aux côtés d’autres organisations, la surexploitation des ressources halieutiques dans les eaux ouest-africaines et les conséquences néfastes sur les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et l’emploi de millions de personnes dans cette région. Des avancées sont possibles, mais ne peuvent passer que par une coopération renforcée des pays d’Afrique de l’Ouest et l’harmonisation de leur politique et réglementation de pêche.

ndieng@lequotidien.sn

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