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Engagés dans la lutte contre la gestion des établissements par leurs supérieurs, les enseignants et le personnel technique des écoles catholiques parlent de «gestion népotique et malsaine». Dès lors, ils sollicitent l’intervention du clergé.

Malgré les bons résultats obtenus lors des examens nationaux, les encadreurs regroupés au sein du Syndicat des enseignants et personnel administratif et technique des écoles catholiques du Sénégal (Snecs et Synapeas) ne sont pas contents. Ils dénoncent le traitement «inhumain» dont ils sont victimes dans les établissements dans lesquels ils officient. «Les nombreux litiges à l’inspection du travail continuent de nous inquiéter. Aujourd’hui, nous ne pouvons passer sous silence toutes les difficultés liées à l’autonomie de gestion, aux attitudes abusives de ceux qui s’éloignent volontiers du management participatif, au non conformisme des responsabilités», déplorent Yvette Keïta Diop et ses collègues. Pour eux, leurs supérieurs hiérarchiques agissent en dehors des textes du ministère de l’Education nationale «que les révérends frères ou les révérendes sœurs ne revisitent pas souvent avant de procéder à toute nomination». Ces syndicalistes soutiennent que le management de leur espace de travail est caractérisé par «l’ignorance des droits et devoirs de l’employeur et de l’employé, le mépris des travailleurs aux résultats toujours probants, le manque de dialogue, le népotisme». Les syndicats n’en finissent pas de lister les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans leurs missions de tous les jours. Dans leur mémorandum envoyé à l’archevêque de Dakar, ils disent : «Aujourd’hui dans ces écoles de congrégation, on se permet de brimer l’humain, de menacer de mutation ou de licenciement en faisant comme si l’établissement scolaire était un legs ou un héritage parental. On choisit ceux avec qui travailler pour solliciter la complicité de tous les collègues prêts à s’adonner quotidiennement à la délation. Si l’avantage de la soutane ou du voile fait de quelqu’un un omnipotent en gestion administrative, pédagogique, sociale et économique, on ouvre les brèches aux débordements. Quand une religieuse dit qu’elle est prête à mettre le prix pour licencier un employé, c’est de l’abus.»
Fort de ce constat, ils promettent de veiller de «manière toute particulière» au renforcement de capacités des travailleurs. Accom­pagnés par les inspecteurs du travail et de la sécurité sociale et les inspecteurs d’académie dans ce combat, ils sollicitent l’intervention de monseigneur Benjamin Ndiaye pour que les règles bien établies soient respectées dans le traitement des travailleurs.
Stagiaire

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