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Le Port autonome de Dakar (Pad) est confronté à une forte congestion qui constitue un frein à la compétitivité. L’infras­tructure maritime a connu une évolution galopante de son trafic avec un flux de camions passant de 400 en 1994 à 1 874 en 2019. Pour moderniser la gestion et rendre efficaces les flux de camions, la Direction générale du Pad a créé une plateforme informatique. Ce programme devra considérablement réduire la très forte congestion du port. «Ce sera une zone tampon, portée par le projet de gestion des flux de camions», informe le Directeur général du Pad. Aboubacar Sédikh Bèye s’exprimait en marge de la cérémonie de reboisement du Phare des Mamelles samedi dernier, organisée par le Forum social sénégalais et parrainée par la Fondation du Pad.
Ce projet, rappelle-t-il, a été préalablement présenté au Conseil d’administration du Pad, qui a autorisé l’autorité portuaire à mener des négociations avec les acteurs portuaires sur les tarifs d’accès des camions.
Les services étatiques, tels que la Préfecture de Dakar, la Douane, la Gendarmerie et la Police ont accompagné le Pad dans la mise en œuvre de ce projet structurant qui devra dorénavant gérer la gestion des flux de camions avec un système de rendez-vous, qui permettra aux camions de se pré positionner sur le parking d’attente.
En attendant, le Pad qui ne peut s’arrêter même dans ce contexte extrêmement moribond pour l’économie mondiale, fonctionne bien. L’assurance est toujours de son Directeur général. «Le Port de Dakar est un moteur qui ne s’arrête jamais», rassure M. Bèye. Toutefois, insiste l’autorité portuaire, le problème qui se pose présentement au port reste relatif à la gestion des conteneurs vides. «Fort heureusement que les représentants des armateurs sont revenus à de meilleurs sentiments et ont décidé de récupérer ces conteneurs en question», se réjouit-il.

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