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Le président du Groupe parlementaire Benno bokk yaakaar (Bby) répond à l’opposition qui critique la gestion des inondations. «Aller se pavaner et prendre des photos dans les zones inondées alors qu’on n’apporte aucune solution, c’est de la politique», assène Aymérou Gningue. Le député de la majorité qui prenait part à Thiès, à la cérémonie de distribution d’appuis aux impactés du secteur minier, estime que l’Etat, lui, est dans le «concret». Il argumente : «Nous, nous venons avec des moyens. Le président de la République a décaissé 10 milliards de francs Cfa. Les 7 milliards de francs Cfa sont destinés à pomper les eaux et 3 milliards de francs Cfa aux sinistrés.» Outre cette remarque, M. Gningue, s’est aussi prononcé sur la demande du Groupe parlementaire Liberté et démocratie à l’Assemblée nationale d’auditionner les ministres et responsables concernés dans la gestion des inondations. Il a indiqué : «Nous avons voulu nous conformer à notre Règlement intérieur. Il s’agit de faire une mission d’information où l’ensemble des représentants au niveau du Parlement vont participer, y compris d’ailleurs ceux qui proposent aujourd’hui une audition. Et à la fin de cette mission d’information, il y a aura une plénière avec tous les ministres concernés et tous les directeurs généraux, pour que l’Assemblée nationale puisse échanger avec eux. C’est simplement un problème de procédures.»
Il a souligné que «tous les députés aujourd’hui disposent des lois de règlements de 2012 à 2017 où il est établi que ce qui a été mis dans les inondations fait moins de 200 milliards de francs Cfa». A la question de savoir pourquoi le problème des inondations persiste alors qu’elles ont englouti des milliards, Aymérou Gningue répondra : «On aurait injecté 10 mille milliards de francs Cfa, ça n’aurait pas suffi.» Car de l’avis du parlementaire, «le problème est très vaste. Les questions de changements climatiques sont des équations qui sont redoutables et difficiles et cela touche le monde entier. Si c’était aussi facile, il n’y aurait pas d’inondations aux Etats-Unis ni en France. C’est une question de changement climatique». Pour dire que «ce que nous devons faire, c’est justement de faire des propositions dans le cadre de la mission pour justement élargir certainement le champ temporel qui était fixé en 2022. Mais aussi conseiller le gouvernement pour que nous puissions mobiliser beaucoup plus de moyens pour pouvoir justement combattre ce fléau». Il conclura par : «L’Assemblée nationale n’a pas de pompe ni de motopompe, elle n’est pas un organe exécutif, ce que nous pouvons faire c’est légiférer, donner des moyens à l’Exécutif pour que ce dernier puisse faire le travail.»

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