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Dès que l’épidémie s’est déclarée en Chine, le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, dans son engagement et l’énergie qu’on lui connait, visita, à pas de charge, tout le dispositif décliné dans les aéroports, ports et frontières terrestres. Son sens de l’anticipation n’a eu d’égal que son leadership porté par une solide compétence en management public.
Son équipe a su comprendre que les épidémies sont de nature sociale. Si l’agent pathogène est un fait biologique, l’épidémie reste fondamentalement sociale, d’autant plus qu’elle soulève la question des relations humaines. Les paradigmes classiques reproduisent, parfois inconsciemment, la culture occidentale. Ces paradigmes ne sont pas toujours appropriés au contexte africain selon l’anthropologue.
Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr mit un plan d’actions dynamique adossé aux mécanismes sociaux qui vertèbrent notre société. Aussi s’est-il approché des guides religieux musulmans, de l’église, les associations des élus, les patrons de presse, les députés, les artistes, les imams, les prêcheurs et autres prédicateurs pour certainement une co-construction des réponses avec les communautés. C’est ce qui a, d’une certaine manière, libéré les esprits chez un imam qui a innové en faisant appel, dans sa prêche précédant la prière du vendredi, l’expertise d’un professionnel de la médecine. Ce dernier a, ainsi, fait une communication sur le coronavirus et les modes de prévention. Ce que les fidèles ont beaucoup apprécié.
La gestion de la crise est d’autant plus inclusive et efficace que la psychose de la maladie chez les populations s’est dissipée grâce à une résilience produite par une communication adaptée.
Les taux de mortalité relativement faibles, la possibilité de se rétablir de la maladie, la résistance chez les sujets jeunes et même moins jeunes, ont contribué à éclairer les populations sur le Covid-19 pour, certes, les éloigner de la panique mais aussi les maintenir dans des postures de vigilance et de prévention.
D’ailleurs, qui n’a pas constaté que certains ont repris leurs habitudes sociales de se serrer la main, mais prennent certainement le soin de se laver avec gel alcoolisé ou savon de Marseille.
C’est après que ces préalables sont posés qu’une campagne massive, claire, simple, accessible fut accélérée dans les médias audiovisuels avec des spots, sur les plaques publicitaires dans les rues, aux lieux de travail avec des affiches faciles à lire ou comprendre par des images édifiantes.
Le Sénégal prouve encore, au monde entier, que c’est un grand pays doté d’un système de santé performant avec la prise en charge et de suite la guérison d’un ressortissant français naguère testé positif du Covid-19.
La France ne s’y est pas trompée en félicitant et remerciant les autorités sénégalaises.
D’ailleurs, la Chine avait écrit une lettre de remerciement traduisant une forte émotion sur la posture de solidarité d’un petit pays (démographique et géographique) africain. Le Président Macky Sall a su maintenir et renforcer le rayonnement du phare sénégalais sur l’échiquier de la diplomatie mondiale.
Ce «Soft Power» remis au goût du jour, est aujourd’hui une lumière dans cette opaque grisaille du coronavirus qui tétanise l’Italie, inquiète la France et plonge le Japon dans une psychose jetant un froid dans ses relations avec son voisin de la Corée du Sud. Le gouvernement nippon a décidé de mettre en quarantaine pour 15 jours tous les voyageurs venant de la Corée du sud, très touchée par le Covid-19. L’Oms décrète que l’épidémie entre dans une phase pandémique.
Pour écrire ici que rien ne justifie que nous ne soyons pas fiers de notre cher grand pays, mais aussi de nos vaillants dirigeants, de nos soignants.
Ceux-ci sont au-devant du front, étant toujours en contact direct avec les cas suspects, les malades, avec les germes. Le Syndicat Sutsas a particulièrement fait montre de responsabilité en s’imposant des règles de conduite dans un contexte aussi sensible.
Tout cela est possible grâce à la gouvernance Macky Sall qui a, encore une fois, démontré à travers le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, l’option résolue d’une gouvernance volontariste.
Il ne s’est aussi pas trompé, loin s’en faut, du choix d’un homme à son image, toujours tendu vers les résultats, un ministre chargé de la Santé qui assure et rassure.
En plus, le constat est aussi que toutes les franges de la population sont aujourd’hui en mode Solidarité active ou passive ; c’est selon. En effet, hommes politiques, guides religieux, journalistes, Société civile et même activistes patriotes sont tous mobilisés pour combattre l’ennemi commun car, c’est le pays qui gagne à la fin de la journée.
Ces moments, pour le moins difficiles, sont aussi des occasions de retrouvailles de toutes les forces, pour consolider le ciment national. Il faut rappeler qu’au-delà de toutes contingences, nous avons le «Vouloir commun de vie commune» pour dévaliser le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor.
Que personne n’accepte de déserter cette «Armée nationale» pour ainsi dire, ayant comme mission, combattre l’envahisseur viral.
Donc, il n’est pas question de rejoindre ces prêcheurs du mal, toujours ridiculisés par la vérité accablante de la bonne gestion de la crise.
Une transparence jamais connue, avec des Points de situation quotidiens, qui finissent par démontrer que les actions gouvernementales sont chevillées au respect que voue le Président Macky Sall à ses mandants.
Quand ces Cassandres ont sorti que l’aéroport de Ziguinchor n’a aucun dispositif contre le coronavirus, la réponse simple était que c’est d’abord inexact et que l’aéroport régional n’est pas une frontière internationale comme Cap Skirring, où un appareillage plus important est installé.
Quand ils ont fait parler un émigré qui revenait de l’Italie qui laissait savoir, par vidéo, qu’il n’a subi aucun contrôle de sa descente d’avion à son domicile, l’opinion fut édifiée sur l’existence aux aéroports sénégalais de caméra thermique pour scanner les passagers et autres thermoflash.
Au surplus, nombre de Sénégalais pensaient, de bonne foi, qu’il y aurait négligence avec les cas venant de la France. Tout le monde a appris maintenant que la période d’incubation est de 14 jours. C’est pourquoi cette dissonance à la communication n’est pas aussi inutile qu’on pourrait le penser. Elle permet une mise à niveau des populations par rapport au Covid-19.
Maintenant, il y aura toujours des marginaux qui tirent sur tout ce qui se bouge et même tout ce qui ne bouge pas. Toutefois, il faut essayer, autant que faire se peut, d’appeler tout le monde à se mettre dans les rangs pour mener ce noble combat. Car «l’heure est grave» comme nous disions à la fac. Toutefois, j’avoue mon impuissance face à ceux qui font prospérer des idées de déni de l’existence du Covid-19. Cer­tains en seraient arrivés à accuser les autorités étatiques d’avoir conçu cette maladie par leur imagination fertile. Cette maladie n’en serait donc, pas une, et ne serait qu’une trouvaille pour empêcher les manifestations de Nioo Lankk, pour détourner l’opinion de ce qu’ils considèrent, eux, comme essentiel.
De ces inepties, j’en ai perdu ma plume finalement brisée.
Dr Bara DIOP
Ph.D en Santé Publique
Enseignant-Chercheur à l’Endss

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