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Améliorer les conditions de vie des retraités du secteur privé comme ceux du public, assurer la viabilité financière des régimes de retraite et les étendre aux travailleurs non pris en compte dans le système : C’est autant de points que l’Etat du Sénégal devra négocier pour que «l’une des réformes majeures de l’année 2017» soit une réussite. A ce titre, le gouvernement ambitionne d’instaurer «une pension minimale de 98% du Smic», selon Seydou Guèye, ministre-parole du gouvernement. Qui explique que «les paramètres du Fonds national de retraite vont être changés pour valoriser les pensions des fonctionnaires pour au moins les amener au même niveau que les retraites servies par l’Ipres». Cela passera, selon les explications de M. Guèye, d’une part par une systématisation d’un régime de retraite complémentaire et d’autre part par une systématisation de régime sur-complémentaire.
Pour le secteur informel, l’objectif du gouvernement est de «trouver une articulation entre le système de contribution uni­que qui pourrait permettre aux travailleurs de ce secteur de bénéficier d’une couverture maladie et d’un droit à la retraite». Ces 3 points seront parachevés par une «réforme de la gouvernance de notre système de re­traite», indique Seydou Guèye, sans plus de détails.
Ces propos ont été tenus en marge de la réunion interministérielle consacrée à la préparation de la 2ème conférence sociale qui se tiendra du 20 au 21 avril prochain. Pour cette édition, le thème choisi est «La réforme des retraites vers des régimes viables et inclusifs». Cette réunion a permis de faire l’état des lieux sur le système de retraite du pays. Elle tentera de trouver des solutions à la vulnérabilité et à la précarité des retraites, la faiblesse structurelle des pensions et les dysfonctionnements institutionnels.
mgaye@lequotidien.sn

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