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La région médicale a lancé ce week-end à Thiès les Comités de développement sanitaire qui remplacent désormais les Comités de santé. Une réforme qui vise à améliorer la gestion des ressources financières de ce secteur.

A partir du 31 août 2019, les Comités de santé seront remplacés par les Comités de développement sanitaire (Cds). L’annonce a été faite ce week-end par le médecin-chef de la région de Thiès, Dr El Hadji Malick Ndiaye. Prenant part à un Comité régional de développement (Crd) sur la question, il fera savoir que les Comités de santé ont montré toutes leurs limites dans la gestion de ressources financières des structures sanitaires. Il explique : «En milieu urbain comme en zone rurale, les Comités de santé installés dans les différentes structures de santé du pays ont fini de montrer leurs limites. C’est dans cette optique que les autorités sanitaires ont jugé utile de les remplacer par les Cds. Cette nouvelle articulation autour de la question sanitaire va mettre à contribution les maires des communes et les autorités administratives pour une gestion vigoureuse des ressources allouées à ce secteur.» Le médecin-chef de poursuivre : «Les anciens comités de santé ont été remplacés depuis un mois par les Cds. Ce sont de nouvelles structures qui permettent une meilleure participation des populations à l’effort de santé et permettent une gestion plus rigoureuse des ressources découlant des prestations de services. Elles concèdent aussi aux collectivités locales, aux maires et aux structures mutualistes de pouvoir participer à l’effort de santé.» Selon Dr Ndiaye, «avec la mise en place des Cds, la gestion des ressources financières des structures sanitaires sera meilleure». Sans compter «avec la mise en place des Cds, il va y avoir une meilleure implication des populations, des élus et surtout des mutualistes dans la gestion sanitaire». Revenant sur les difficultés de fonctionnement des comités de santé, Dr Ndiaye fera noter : «Il y avait un problème dans le renouvellement des Comités de santé. Un président de comité pouvait faire 5 ou 10 ans. Ce n’est plus possible. Maintenant, c’est un mandat de 3 ans renouvelable une seule fois. Avec la mise en place des Cds, on ne parle plus de président de comité, mais de secrétaire exécutif avec des rôles spécifiques». A ce problème s’ajoutent «la faiblesse des activités de planification, de mobilisation sociale et de promotion de la santé, le déficit de transparence dans la gestion des ressources financières et de fonctionnement des Comités de gestion». Pour sa part, le représentant du ministère de la Santé et de l’action sociale, Ibrahima Baldé, fera savoir que «la mise en place des Cds va permettre une utilisation efficiente des ressources». Ainsi, il a lancé un appel aux maires d’être «au cœur de la gestion rationnelle des ressources». Au total, Thiès dispose de 161 Comités de développement sanitaire regroupant des associations de jeunes et de femmes, des organisations mutualistes et des élus locaux. «Il y aura dans la nouvelle réforme un conseil de direction piloté par le maire ou son représentant. Et cette nouvelle orientation doit permettre aux différentes municipalités de suivre la situation sanitaire des populations et de participer aux efforts de santé», conclut Dr Ndiaye.

nfniang@lequotidien.sn

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