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La bonne gestion des organisations de producteurs, des exploitations agricoles et des investissements dans le secteur primaire par la Société d’aménagement et d’exploitation agricoles dans le delta du fleuve Sénégal (Saed) a inspiré sa sœur du Sud, la Société agricole et industrielle du Sénégal (Sodagri). Cette société en charge de l’appui-conseil dans le bassin de l’Anambé veut avoir, comme dans la vallée du fleuve Sénégal, son Centre de gestion en économie rurale (Cger). Un atelier de sensibilisation et d’explication de ce projet de la Sodagri qui bénéficie de l’accompagnement du projet Tiers Sud beydaare a eu lieu, lundi passé, dans un hôtel de la ville de Kounkané à quelque 8 km des bureaux de la direction technique de la société rizicole. Pour animer l’atelier, la Sodagri a fait appel aux techniciens de la Saed. Bécaye Bâ, chef de division conseil-appui à la professionnalisation, a enseigné : «Le Cger est un outil d’aide à la professionnalisation des organisations de producteurs qui sont formés à mieux gérer les infrastructures mises en place, à valoriser leurs activités, à les rentabiliser, à les rendre performants par la création de richesse.» Ce n’est pas tout : «Le Cger accompagne les producteurs dans le suivi des crédits contractés, dans l’épargne et dans le remboursement.» Face à des organisations de producteurs, des techniciens agricoles et des partenaires financiers, M. Bâ a informé que dans le Nord du pays, grâce à ces centres, «la transparence est de mise dans les organisations de producteurs et dans la gestion des infrastructures, ce qui a installé un climat de confiance entre membres».
Les contours de ce projet compris, la Sodagri et ses partenaires producteurs vont mettre en place des comités provisoires d’adhérents (Cpa) qui vont se charger de rencontrer les organisations et fédérations de producteurs pour expliquer les tenants et aboutissants de ce nouvel outil pour leur enrôlement éventuel.
Le coordonnateur du projet Tiers Sud beydare a informé que son organisation va créer 3 centres dans le Sud du pays, soit 1 à Vélingara, 1 à Tambacounda et 1 à Kédougou. Abdou Niang Thiam a déclaré : «Avec un budget de 1,5 milliard de francs Cfa, le projet se charge de la construction et de l’équipement des locaux, du paiement des formateurs. Au bout de 2 ans et demi, au terme du projet, tous les mécanismes d’autonomisation des bénéficiaires auront été installés pour sa pérennisation.»
A rappeler que le projet Tiers Sud beydare, qui intervient dans 20 communes des régions de Kolda, Tambacounda et Kédou­gou, appuie les filières productions laitières, banane, riz et maïs.

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