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Blaise Ahouantchede, Dg Gim-Uemoa

Le Groupe interbancaire monétique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Gim-Uemoa) évalue le volume des transactions électroniques traitées en 2016, à travers l’espace de l’Union, à plus de 550 milliards de francs Cfa.

Le Groupe interbancaire monétique de l’Union économique et monétaire ouest africaine  se dévoile. Après près d’une quinzaine d’années d’existence, le Gim-Uemoa a décidé de sortir de sa tour d’ivoire et d’aller sensibiliser les consommateurs sur son rôle dans l’inclusion financière au sein des huit Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Ue­moa). En ce sens, la structure de régulation qui gère la monétique interbancaire de la zone Uemoa dans toutes ses dimensions, a organisé hier, en partenariat avec le Crédit agricole Sénégal (Cas) et la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs), une rencontre de sensibilisation de la presse sur ses activités. Entre autres missions, Gim-Uemoa incite les populations de l’espace Uemoa à utiliser la carte bancaire comme un instrument de paiement. Ainsi, l’organe de régulation qui a été créé depuis 2003, par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a fait de plus de 5 millions de porteurs de cartes bancaires en circulation à travers les Etats membres de l’Union, plus de 5 mille points de transaction. Le nombre de transactions est évalué à plus de 6 millions. Quid du volume, les responsables de cet outil «d’intégration et d’inclusion financière», parlent de 550 milliards de francs Cfa. Et disent-ils, «pour l’année en cours, nous sommes certains d’avoir une croissance beaucoup plus soutenue».
Avec l’avènement de Gim-Uemoa,  la quasi-totalité des établissements financiers proposent des moyens de paiement électroniques. Avec l’interopérabilité entre eux, les consommateurs sont maintenant, épargnés des nombreux déplacements. L’am­bition du Gim est d’avoir «un monde sans cash».
Mais la question liée à la sécurité hante le sommeil de certains usagers de ces solutions électroniques.
A ce propos rassure Blaise Ahouantchede, directeur général du Gim-Uemoa, «nous pouvons vous assurer que les populations auxquelles nous demandons de laisser leur cash dans les banques et avoir une carte bancaire, on doit leur garantir la sécurité. C’est pourquoi la sécurité est une question sur laquelle nous avons pris un certain nombre de décisions que les banques sont obligées de suivre. Pour  pouvoir participer à l’écosystème Gim, il y a des normes à respecter. Gim met également un accent particulier sur la formation. Car, parfois aussi, les risques que nous avons, sont liés à des complicités internes. Ainsi, nous renforçons les capacités des banques et le contrôle interne».
Le réseau du Gim-Uemoa, selon le Dg, est passé, en 2003, de 48 à 122 institutions financières et postales, établissements de monnaie électronique et institutions de microfinances assurant les transactions monétiques. Fort de ses acquis et de ses quinze ans d’expériences dans l’intégration monétique entre ses membres, le Groupe interbancaire entend poursuivre sa mission en facilitant l’accès des populations aux services financiers et bancaires.
Malgré les efforts consentis, le taux de bancarisation est encore relativement  faible. Il tourne autour de 20%. Le taux d’inclusion financière, c’est-à-dire, le nombre de personnes ayant un moyen de paiement et qui fait des transactions, se situe autour de 50%, si l’on en croît Blaise Ahouantchede.
dialigue@lequotidien.sn

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