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Le département de Goudiry va être doté d’un cantonnement militaire dont la première pierre a été posée hier par Me Sidiki Kaba, ministre des Forces armées. Il va être une base avancée pour des opérations de coercition ou des actions humanitaires dans des situations d’urgence.

Enfin, le Boundou aura un cantonnement militaire. Le ministre des Forces armées a posé la première pierre hier. A travers ce camp, l’Etat vient de corriger une anomalie tant cette région-carrefour est stratégique. Selon Me Sidiki Kaba, «l’érection de ce cantonnement militaire répond à un besoin opérationnel de sécurité et à un vœu ardent des populations qui l’ont toujours sollicité». Il cite une phrase tirée du discours à la Nation du 31 décembre 2019 du chef de l’Etat pour justifier cette décision : «La violence qui secoue le monde entier doit nous rappeler la chose que nous avons de vivre en paix et l’obligation de la préserver.» Il avance : «L’opulence de la cérémonie de ce jour (hier) colle parfaitement d’avec la vision de la politique sécuritaire du Président. Et c’est à ce titre que le Chef d’Etat-major général des armées, le général de corps aérien Birane Diop, a initié ce projet qui répond concomitamment à un besoin opérationnel et à un vœu ardent des populations.»
Avec sa proximité avec le Mali, ravagé par des groupes terroristes, et la Mauritanie, la construction de ce cantonnement militaire devenait un impératif sécuritaire. «Depuis 2010, notre sous-région connaît une intensification des violences et une multiplication des conflits, des attaques violentes des organisations extrémistes, la criminalité transfrontalière, entre autres, qui menacent au quotidien notre pays. Et c’est pourquoi la zone militaire no 4, située sur la façade est de notre pays, limitrophe avec 4 pays, demeure une priorité dans la politique de défense de notre pays.» Il ajoute : «La menace des organisations extrémistes nous commande de renforcer notre veille au niveau des frontières. Et c’est tout le sens qu’il faut donner à l’implantation du camp de Goudiry. Il obéit à la fois à une vision stratégique et opérationnelle et confirme la volonté permanente des autorités de renforcer la sécurité nationale et d’apporter une riposte appropriée face aux menaces protéiformes.»
Après la fin des travaux, le 4ème Bataillon de reconnaissance et d’infanterie sera délocalisé dans ce cantonnement. «Et cela participe de la volonté de renforcer la sécurité aux frontières et de protéger les populations conformément à la volonté du Président, chef suprême des Armées. Ce nouveau camp de Goudiry permettra d’assurer notre présence et notre capacité de réaction sur l’axe Tambacounda-Kidira. Il pourra aussi servir de base avancée pour des opérations de coercition ou des actions humanitaires dans des situations d’urgence», précise Me Kaba.
Par ailleurs, la municipalité de Goudiry a dû céder 300 ha pour permettre l’érection de ce camp militaire qui répondra aux normes et sera évidemment doté d’une caserne, d’un terrain d’entraînement et d’un champ de tir. «La construction se fera en 2 phases. La première qui finit en janvier comprend un logement de 30 chambres pour les sous-officiers, 1 logement pour le commandant d’unité, 1 logement pour les militaires du rang, le casernement, le poste de police, le Mess, le garage et le service technique… Seulement, compte tenu de l’urgence sécuritaire, il va être construit une base de tentes pour abriter la compagnie, en attendant la fin des travaux», détaille colonel Cheikhou Lamine Camara, chef du génie militaire.

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