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Après Matam, la première région minière du Sénégal, Thiès a abrité mercredi dernier un atelier régional sur la gouvernance des ressources naturelles. Un conclave qui a regroupé, une journée durant, autorités administratives, services techniques déconcentrés de l’Etat, collectivités locales, organisations de la société civile, sociétés d’exploitation des ressources minérales de la région et populations des zones impactées. Il s’est surtout agi de faire le point sur les initiatives et réformes en matière de gouvernance des ressources naturelles, mais également de définir un plan d’action harmonisé avec les acteurs et de réfléchir sur les mécanismes de concertation au niveau local pour instaurer un dialogue interactif. Selon Cheikh Fall Mbaye, directeur de la Promotion de la bonne gouvernance au ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la promotion de la bonne gouvernance, la rencontre s’inscrivait dans le cadre du programme de travail annuel de son département qui consiste à partager avec les citoyens les instruments mis en place par l’Etat pour améliorer la gouvernance du secteur des ressources minérales. «L’atelier vise d’abord essentiellement à créer un cadre de dialogue entre les différents acteurs qui interviennent dans l’exploitation, ensuite avec les populations et les services techniques de l’Etat.»
Il s’agissait aussi de «partager le rapport de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) 2014», a souligné Cheikh Fall Mbaye. Il ajoute aussi «la lettre de politique sectorielle de développement de notre département qui, dans ses différents axes, vise également à mettre en place des cadres de dialogue entre des acteurs, mais également à initier des innovations institutionnelles qui concourent à l’amélioration de l’état de la gouvernance dans ces secteurs stratégiques». Pour dire, selon M. Mbaye, que l’objectif «est de susciter un débat, mais aussi de veiller à prendre en charge les intérêts des différentes parties prenantes». Et cela «ne peut être fait qu’à travers un partage de l’information qui permet un dialogue basé sur des informations fiables qui permettront à terme aux populations de bénéficier de l’exploitation de ces ressources minérales». La prise en charge des collectivités locales des zones impactées par l’exploitation de ces ressources minérales a occupé une place de choix dans les débats.
M. Mbaye a déclaré qu’«au niveau du rapport de l’Itie, il est prévu une forte recommandation du président de la République afin que les ressources qui étaient destinées à ces collectivités locales depuis 2009 soient mises à la disposition des populations, de même que le Fonds d’appui aux collectivités locales qui leur permet de bénéficier de 0,5% du chiffre d’affaires des entreprises exploitantes». Une «avancée notable» contenue dans le nouveau Code minier, pense Cheikh Fall Mbaye, qui estime qu’avec sa mise en œuvre, les populations impactées, et particulièrement les collectivités locales, bénéficieront davantage de ressources. Le maire de la commune de Taïba Ndiaye, M. Alé Lô, plaide pour le respect des directives du chef de l’Etat, notamment en ce qui concerne l’application des textes avant octobre, date butoir, dans le cadre du Fonds d’appui. Aussi, concernant la responsabilité sociétale d’entreprise, le vice-président du Conseil départemental de Tivaouane souhaiterait que «la loi qui a été votée soit mise en application».
nfniang@lequotidien.sn

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