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Pour une bonne gouvernance du secteur extractif sénégalais, Oxfam souhaite que les capacités des acteurs soient renforcées. L’Organisation non gouvernementale (Ong) internationale estime, en effet, que le pays, avec ses découvertes de pétrole et de gaz naturel, devrait bientôt entrer dans une nouvelle ère. «On va aller vers l’exploitation du pétrole et du gaz en 2020-2021. On a là, un secteur de haut potentiel de création de richesses. Les fruits sont énormes dans le secteur du pétrole et du gaz», explique Elimane Kane, le responsable du programme gouvernance de cette Ong. Mais il indique que, «là où on pense que les gens ont les compétences et les connaissances, on est très loin des standards qui nous permettent de pouvoir négocier de façon équitable avec ceux-là qui détiennent la puissance dans ce secteur, à savoir les multinationales internationales. Donc, il faut renforcer les capacités. Il faut que les acteurs soient formés».
M. Kane présidait lundi, l’ouverture d’un atelier de formation des journalistes sur le secteur des industries extractives et le journalisme d’investigation, or­ga­nisé par Oxfam à Saly Por­tu­dal.
Pour accompagner les différents acteurs dans ce secteur, Oxfam a, aujourd’hui, trois programmes qu’elle a mis en place au Sénégal. Elimane Kane explique : «Ce que nous pensons important de promouvoir, c’est d’abord la transparence, le contrôle citoyen, mais aussi essayer de promouvoir le dialogue multi-acteurs, c’est-à-dire que les différentes parties discutent entre elles pour arriver vers un type de consensus qui devrait permettre que la gouvernance de ce secteur puisse se faire véritablement au profit des populations». Et dans tout cela, souligne-t-il, «nous avons identifié le rôle fondamental des professionnels de l’information. Quand on parle de transparence, il faut avant tout l’accès à l’information. Heureusement, l’Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives : Ndlr) nous fait avancer, parce qu’aujourd’hui, on peut avoir une information plus ou moins exhaustive, ou plus ou moins vraie sur le secteur. Ce qui n’était pas possible avant. Et le reste, c’est surtout les professionnels de l’information qui peuvent le faire.»
Toutefois, les questions relatives au secteur extractif ne sont pas très bien maitrisées par les professionnels de l’information. Face à cette situation, Oxfam a jugé nécessaire d’organiser un atelier de formation afin «d’améliorer les connaissances des journalistes sur le secteur ex­tractif tout en renforçant leurs compétences sur les techniques et méthodes du journalisme d’investigation pour assurer une veille et un suivi permanent sur la manière dont les ressources minérales sont gérées et en informer de façon périodique les citoyens»
dialigue@lequotidien.sn

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