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Une innovation démocratique à Vélingara. Le Conseil départemental a décidé d’impliquer les citoyens non élus dans l’élaboration de son budget. Cela, grâce au soutien de l’Usaid-Gold.

Une première. Le Conseil départemental de Vélingara a lancé le processus de vote de son budget 2021 en invitant la communauté, les techniciens et l’Administration à participer à son élaboration. Une pratique de gouvernance locale qui était jusque-là connue dans certains conseils municipaux et non dans les conseils départementaux. L’adjoint du préfet, Mamadou Lamine Ngom, qui a présidé la cérémonie de lacement au Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle (Cren), a indiqué que «c’est tout heureux que des élus locaux ayant conscience qu’ils ont un mandat des populations les impliquent dans l’élaboration des politiques publiques et dans l’identification de leurs priorités en amont.  Ce n’est pas le cas très souvent. Ainsi les populations devront pouvoir jauger le travail des collectivités territoriales, financièrement parlant, car les finances sont destinées aux besoins des populations».
Pour le mode opératoire, le 1er secrétaire élu du Conseil départemental, Ibrahima Diaby, détaille : «Mercredi, jeudi et vendredi, des fora vont être organisés dans les 3 arrondissements avec la participation des différentes communes qui vont identifier les priorités qui sont les leurs. Si le processus est terminé on se retrouvera avec les délégués pour une mise à jour des priorités, après cela un forum départemental sera convoqué avec l’ensemble des délégués des communes, les services techniques, l’Administration et les Ong pour faire une projection des priorités collectées. C’est en ce moment que l’arbitrage va intervenir et sera fait par l’ensemble des délégués, des services techniques et de la société civile. Pas par le Conseil départemental. L’autre aspect du budget participatif c’est que les communautés feront le suivi de l’exécution du budget.»
En résumé, il devra s’agir de réussir une mobilisation communautaire pour l’identification et la prise en charge des priorités de la communauté à travers le budget d’investissement de cet ordre de collectivité territoriale.
Les limites d’une telle entreprise résident dans le fait que «c’est une première pour le Conseil départemental. Et toute nouvelle expérience charrie des imperfections. L’autre limite c’est le défaut de formation des délégués qui vont participer au processus», souligne Ibrahima Diaby.
Pour le processus d’élaboration de son budget, le Conseil départemental de Vélingara a obtenu l’appui de l’Usaid-Gold, un programme de développement local financé par L’Agen­ce des Etats-Unis pour le développement international.

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