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Les efforts du Parti socialiste pour gagner les différentes élections depuis 2012, ainsi que sa loyauté au sein de la coalition Bby, ne sont pas payés en retour. C’est du moins l’avis d’un des leaders de ce parti dans la Capitale du Rail. Pour lui, l’alliance devait donner aux poulains de Tanor environ 8 ministres.

«Nous ne pouvons pas gagner plus de trente départements avec le Benno bokk yaakaar, et participer activement aux élections, pour ne récolter que deux ministres», s’est désolé Doudou Gnagna Diop, membre du Bureau politique national du Parti socialiste, et par ailleurs président du Front socialiste du tourisme. Face à la presse, le responsable politique socialiste a jugé trop faible le quota de ministres socialistes dans le gouvernement, surtout quand on connaît le bon compagnonnage entre le Parti socialiste et le chef de l’Etat Macky Sall.
Le Ps devait se retrouver avec au moins huit ministres. «Quand on dit gouverner ensemble, c’est aussi être dans les stations de prise de décisions au niveau des différents secteurs d’activités qui font avancer le pays. Surtout que le Ps actionne des leviers de croissance économique et sociale», dit-il, indiquant qu’«avec seulement deux ministres dans un gouvernement qui en compte près de quarante, on ne peut vraiment pas dire qu’on gouverne ensemble». Le président du Front socialiste du tourisme informe que les militants et sympathisants à la base attendent beaucoup de leurs responsables politiques. «Nos dirigeants politiques doivent savoir que les premiers bénéficiaires de la politique doivent être la base. Parce que c’est elle qui supporte, régule et nous encourage à aller de l’avant», renseigne-t-il. Avant de regretter : «Parfois, nous baissons la tête parce que nous, qui sommes les dirigeants à la base, ne pouvons pas tout le temps faire face à certaines situations.»
S’agissant de la situation du Ps à Thiès, M. Diop fera savoir que «depuis 2009, des progrès ont été notés dans le parti. Les militants et sympathisants s’interrogent  même sur les résultats, vu le travail de titan qu’on a abattu par amour pour notre ville et aussi par devoir pour notre compagnonnage avec  le Benno bokk yaakaar». Dans un autre registre, M. Diop estime que Thiès est laissée en rade. Ce, malgré toutes les potentialités dont regorge la ville  en termes de ressources humaines, naturelles et économiques. «Thiès est dépassée par toutes les autres villes. Elle est toujours l’enfant pauvre du pays sur le plan politique, économique et social. C’est pour cela que j’invite les Thies­sois à voir comment remédier à cette situation. Thiès est la deuxième ville du Sénégal et c’est ici qu’on retrouve toutes les grandes écoles et le désengorgement de l’économie. Malheu­reu­sement, les programmes pour  l’émergence dont bénéficient toutes les villes du Sénégal, Thiès n’en fait pas partie», se désole-t-il, ajoutant que «ce qui est le plus exaspérant, c’est qu’à chaque fois, Tivaouane et Mbour sont servis au détriment de Thiès».
nfniang@lequotidien.sn

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