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Montesquieu pense que «si dans l’intérieur d’un Etat vous n’entendez le bruit d’aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n’y est plus». Oui, sur le principe nous sommes d’accord. Il est évident que le bruit est important en démocratie surtout quand il amende, propose et consolide. Il est au demeurant excessif et inutile quand il perturbe parce qu’il devient un trouble, une nuisance et même un tapage qui inhume progressivement la démocratie. Dans notre Sénégal, naguère le pays du dialogue, on ne dialogue plus assez. On ne s’entend plus souvent sur l’essentiel. On aime ergoter sur des vétilles. Notre société civile, qui doit jouer le rôle de facilitateur, est devenue un laboratoire et une transition vers le mouvement ou le parti politique à y voir de près. De nos jours, la quasi-totalité des acteurs politiques est mal formée. Les méthodes utilisées pour être visibles ne sont plus conventionnelles et admises. Haro sur les insulteurs publics, les politiciens en manque d’arguments, et à tous ces parasites politiques de tous bords qui infectent notre démocratie ! Le silence en démocratie, à notre avis, n’est pas synonyme de bâillonnement -loin de là- mais nous entendons plutôt par silence ici, l’orientation du débat politique qui vaille vers ce qui nous fait avancer. Quid des buzzers politiciens ? Quand on est politique et que l’on n’a pas quelque chose de concret et utile à proposer, il est préférable de se taire pour ne pas polluer le débat ou glisser dans des attaques ad hominem et des travers qui fâchent. Il est temps de comprendre que l’adversité n’est pas l’animosité. Ce qui est constant et nouveau de nos jours c’est que la rumeur publique est devenue le canal par lequel une race d’opposants existe et s’oppose. Des fabriques de mensonges distillant de fausses informations sont installées dans les réseaux sociaux et les grand’places pour déstabiliser le régime ou d’honnêtes citoyens, peindre en noir les réalisations du gouvernement, forcer un débat ethniciste et religieux qui n’existe pas au Sénégal afin de provoquer le doute chez les populations et distraire l’équipe gouvernementale. On a tout compris.
En tout état de cause, le Président Macky Sall est circonspect et méthodique au regard de ses décisions, du remaniement du 7 septembre 2017 et de l’installation récente des parlementaires à l’Assemblée nationale. Il confirme son homme de confiance et de devoir Mohammed B. Dionne à la Primature malgré les manipulations souterraines. A l’Assemblée nationale, un homme d’expérience et grand commis de l’Etat est maintenu président par ses collègues. Nous pouvons dire que le Président Sall, avec ce nouvel attelage du gouvernement, s’est bien approprié les enseignements de Deming pour corriger et améliorer certaines imperfections du gouvernement sortant afin de mieux faire vivre les Sénégalais. Il doit réaliser les projets du Pse en poursuivant et en renforçant ce qui est en train d’être bien fait surtout quand la mission du Fmi vient de décerner un satisfecit total au Sénégal au vu des résultats macroéconomiques enregistrés au cours de cette année 2017. Cette santé économique vient d’être confirmée d’une note acceptable (Ba stable) par l’agence de notation financière Moody’s. Notre croissance, qui est portée de nos jours par les investissements publics, va évoluer d’un cran en 2018, selon le FMI. Il est cependant souhaitable qu’il y ait plus de place pour le secteur privé qui, à son tour, doit être plus organisé, plus audacieux et présent dans des joint-ventures. En vérité, le gouvernement Dionne II est orienté bonne gouvernance minière et va renforcer sa politique sociale, notamment la microfinance et l’économie solidaire, la promotion de l’emploi, l’insertion professionnelle et l’intensification de la main-d’œuvre, la prise en charge des groupes vulnérables, comme la petite enfance, l’enfance, les personnes âgées et celles vivant avec un handicap si nous observons bien la nouvelle architecture du gouvernement.
Dans la dynamique du «Sénégal pour tous et par tous» déclaré, préconisé et déroulé par Macky Sall, le trinôme transparence-efficacité – résultat est en mode d’emploi. Ce trinôme sera soutenu par la loyauté, le culte de l’intérêt général et la solidarité gouvernementale. Le budget de 2018 serait à 3 700 milliards soit une hausse de 400 milliards par rapport au budget en cours. Pour se préoccuper de l’emploi des jeunes et des femmes, le Président Macky Sall a créé la Délégation générale pour l’Entreprenariat Rapide, Der/FJ. Cette délégation sera dotée d’une ligne de crédits importants et des modalités de financement souples seront octroyées avec la mise en place de Bourses pour l’Entreprenariat Rapide (Ber). Il revient dorénavant aux 557 communes du Sénégal de s’impliquer dans la création d’emplois à travers la mise en place, dans chaque commune, d’une Mission Locale pour l’Emploi et l’Entreprenariat des jeunes (Mile) chargée stratégiquement de promouvoir l’emploi. Le secteur des mines et du pétrole occupe une place importante dans le nouvel attelage gouvernemental pour accélérer le processus de transformation structurelle et mieux s’apprêter à une véritable économie du gaz et du pétrole. Le tourisme va jouer un rôle de premier plan avec la construction de quatre aéroports secondaires et le démarrage des activités de l’aéroport Blaise Diagne de Ndiass. Dans ce secteur, toutes les infrastructures seront mises à niveau ou modernisées et la chaine de valeurs sera bien assainie. Ce gouvernement va mieux harmoniser les politiques publiques, attaquer les urgences et continuer les efforts entrepris depuis 2012. La diversification de partenaires, contrairement à ce que disent nos adversaires, est une réalité. Dans le cadre de partenariat intelligent et partagé très cher au président Sall, la Chine vient de signer 3 accords avec le Sénégal : un accord de coopération avec le ministère de l’Economie, un accord de renforcement stratégique avec le ministère de l’Agriculture et un accord de co-développement en énergies durables avec la Senelec.
Aujourd’hui, le Pse qui est le référenciel des politiques publiques du Président Sall, satisfait les partenaires et soulagent le Sénégal des profondeurs avec le Pudc, le Pracas et le Promovil. Toutes les couches sociales se retrouvent jusqu’ici dans les réalisations même si le gouvernement est loin de satisfaire la demande à travers le pays. Le Sénégal se lance davantage dans sa politique d’autosuffisance en moutons, en riz, en énergie, etc., est entrain de développer une école pour tous et de qualité, de relancer l’agriculture, de rendre accessibles l’électricité et l’eau potable aux populations, de mieux réaménager son territoire, de révolutionner son cadre de vie, de rendre le logement abordable, d’augmenter le taux des bourses familiales et de la Cmu et va bientôt construire un 2ème port à Dakar. Le gouvernement du Sénégal pour combler le déficit accablant, a investi 840 milliards F Cfa en réalité entre 2012 et 2016 dans les infrastructures (1314 km de routes bitumées, 56 km d’autoroute, 1500 km pistes). Il faut que nos adversaires sachent que les résultats et les réalisations du gouvernement sont exclusivement destinés aux Sénégalais. Le gouvernement déroule ses politiques publiques et a besoin de stabilité, d’unité et de minimum de consensus autour des grands chantiers pour un Sénégal émergent.
Hommage à Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, à Djibo Leity Ka, au professeur Amadou Tidiane Ba, entre autres.
Babacar SARR
1er Adjoint au maire
Commune de Sibassor/Kaolack
bakarsarr@gmail.com

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