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Ils sont plus d’une centaine de supporters sénégalais à avoir fait le déplacement à Moscou pour le Mondial russe. L’Etat n’a pas lésiné sur les moyens pour les mettre dans de bonnes conditions même si des difficultés existent, comme l’a reconnu le ministre des Sports (voir l’entretien dans notre édition d’hier). En fait, rien n’a été négligé, même dans le domaine de la santé où deux médecins leur sont affectés. L’un deux, Dr Aïssa Diaga Ngom, se prononce.

En tant que médecin, qu’est-ce qui explique votre présence auprès des supporters sénégalais présents ici en Russie pour les besoins du Mondial ?
Tout d’abord, je tiens à remercier le directeur de la Haute compétition du ministère des Sports, Souleymane Boun Daouda Diop, qui a eu l’idée de déplacer deux médicaux pour la délégation sénégalaise. Et cela a été validé par le ministre des Sports. L’idée de déplacer des médecins est très importante. Vous savez qu’à chaque fois qu’il y a une affluence humaine quelque part, déplacer des médicaux est toujours important. Encore que nous Sénégalais venons de pays différents. Donc, nous sommes ici pour assurer la couverture médicale de toute la délégation, en dehors de l’Equipe nationale, bien sûr, qui a son staff médical. Tous les autres, que ce soit même ceux-là qui viennent de la diaspora, sont sous ma responsabilité médicale.

A quoi consiste votre travail ?
Le volet médical va tourner autour de la gestion des pathologies et lésions courantes, que ce soit chronique ou aiguës, qu’ils ont eu à traîner chez eux ou ici à Moscou. Vous savez, une urgence peut se révéler n’importe où, n’importe quand. Nous sommes donc là pour assurer la couverture médicale de tous ceux qui se sont déplacés. A chaque fois que le besoin se fait sentir, nous intervenons en donnant soit des médicaments, soit pour apporter des soins à ceux qui en ont besoin. Le ministère des Sports a dégagé une importante somme dont je ne vais pas révéler le montant pour acheter des médicaments. On les donnera aux gens qui en ont besoin.

A quel genre de maladies êtes-vous confronté ?
Pour le moment, il n’y a aucun rush. Mais comme vous le savez, nous quittons un pays à climat tropical et nous sommes dans un pays de l’Europe de l’Est. Il y a toujours un problème d’adaptation qui va se poser. Mais également sur le plan alimentaire, il y aura peut-être des problèmes de troubles digestifs qui nécessitent qu’on les accompagne avec des médicaments que nous avons à notre disposition. Il y a aussi le climat. On ne dit pas qu’il fait très froid, mais ce n’est pas le climat que nous avons l’habitude d’avoir à pareil moment à Dakar où nous sommes en plein été. Ici, nous sommes entre 14-10-8 degrés. Cela peut entraîner quelques désagréments au niveau des problèmes d’allergies respiratoires. Là aussi, nous accompagnons ces gens-là pour ce genre de pathologies, mais aussi les lésions courantes. En fait, notre rôle c’est de trouver des remèdes aux problèmes d’adaptation de nos compatriotes.

Quels genres de recommandations leur donneriez-vous ?
C’est de bien se couvrir d’abord. Pour ceux qui souffrent d’allergies ou d’asthme liés à l’appareil respiratoire, de se rapprocher de nous. Nous allons donner des conseils et prendre des anti-allergiques qui pourront les aider à mieux affronter le climat par rapport à des maladies saisonnières, comme les allergies. Sur le plan alimentaire, il y aura peut-être des désagréments liés à la nourriture. Il faut y aller crescendo et adapter le corps au nouveau type d’aliments que nous aurons. Heureusement, nous avons des dames avec nous qui ont commencé à préparer des mets du pays, ce qui va nous servir grandement.

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