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Chef de la délégation sénégalaise à Moscou, le ministre des Sports, Matar Ba, est conscient que rien n’est impossible au Sénégal si son Peuple est uni. D’où son discours fédérateur qu’il ne cesse de ressasser en terre russe.

Comment se passe votre séjour à Kaluga ?
Ça se passe comme tout séjour avec des hauts et des bas parce que je ne suis pas de ceux qui disent que tout est rose. Il y a des Sénégalais qui sont là qui n’ont pas toutes les conditions certes, mais on fait le maximum pour que toute la délégation puisse être à l’aise. En réalité, nous ne sommes pas venus en touristes, ni en vacances. On est venus faire du «fighting» comme les joueurs. Donc, il faut faire face aux difficultés et atteindre l’objectif. Quand on a un objectif et on y croit, toutes les difficultés doivent être transcendées, dé­pas­sées et transformées en énergie positive.

Comment avez-vous trouvé la prestation des Lions lors du premier match contre la Pologne ?
Quand il faut faire une appréciation, ce sont des paramètres et il y a un objectif. C’est pourquoi, on ne peut pas dire que les difficultés ne comptent pas parce que nos objectifs sont en train d’être atteints petit à petit. C’est ce qui est plus important, le reste, c’est la vie. Même à Dakar, chez nous, il y a des difficultés qu’on dépasse. C’est ce qu’on est en train de faire. Le niveau technique est bien. Je pense qu’il y a moins de remontrances, moins de critiques acerbes à l’endroit de la Direction technique ou bien de l’entraîneur. Tout le monde est d’accord qu’il avait mis les joueurs qu’il faut pour battre la Pologne. On continue à faire confiance à notre staff technique, à la fédération, à toute la délégation sénégalaise parce que chacun est en train de jouer son rôle. Je crois au puzzle. Les Sénégalais qui sont là, chacun représente un maillon important. Si chacun joue sa partition, chacun dépasse les difficultés, nous allons tous atteindre notre objectif et on rendra heureux le Peuple sénégalais.

Comment voyez-vous le prochain match contre le Japon ?
J’ai envie de dire que le Japon, on devrait pouvoir le battre. Et je crois qu’on a les moyens. Maintenant, le reste on va voir ce qu’il y a à faire. Nous sommes tous d’accord que ce que le Sénégal a montré contre la Pologne, si on remet la même chose, on peut avoir de l’espoir. Mais en matière de sport, on n’anticipe pas. On a l’équation Japon, trouvons la solution de cette équation et passons à autre chose.

Au niveau de l’organisation des déplacements des délégations, comment s’y prennent le ministère des Sports et la Fédération, surtout avec les supporters sénégalais qui sont nombreux à avoir effectué le déplacement à Moscou ?
C’est normal ! Ce qui nous a permis de gérer ces choses-là, c’est de se dire la vérité. Les supporters ne sont pas surpris. Ils ont compris que chaque jour, il y aura des difficultés. Mentale­ment, ils sont prêts. Ils savent qu’ils vont prendre le train pour 23 heures de voyage et vont revenir immédiatement après le match de dimanche. Ils sont prêts à faire ce sacrifice pour accompagner l’Equipe nationale. C’est cela aussi la Coupe du monde. C’est une aventure. En tant que ministre des Sports, j’ai fait 8 heures dans l’aéroport de Paris en train de coordonner ce qui se passe ici. Et depuis que je suis arrivé à Moscou, j’ai fait deux jours presque sans abri. Je l’ai fait parce que je ne suis pas venu en vacances. Je n’ai pas besoin de suite ni d’autres conditions d’accueil. Je suis là pour mon Peuple et au service de mon Peuple. S’il faut se sacrifier, il faut le faire.

Comment avez-vous ac­cueilli l’hospitalité des autorités de la ville de Kaluga ?
Je voudrais remercier le gouverneur de la ville de Kaluga avec toute sa délégation. Nous avons compris parce que depuis que je suis venu en prospection ici, c’est hier (mercredi) que je suis revenu à Kaluga compte tenu des problèmes rencontrés au niveau de la prise en charge de la grande délégation à Moscou. Hier (mercredi), quand je suis rentré dans la ville, je me sentais au Sénégal parce que plusieurs kilomètres ont été colorés en vert-jaune-rouge. Et ça, c’est extrêmement important. Cela veut dire que c’est une ville accueillante. Et toutes les autorités se sont mobilisées pour faire passer un bon séjour à toute la délégation ici à Kaluga. Depuis le premier match des Lions contre la Pologne, tous ceux qui sont dans les environs connaissent maintenant le Sénégal. Et cela donne envie de visiter la ville. C’est cela la vente de la destination Sénégal. Il n’y a pas plus efficace que cela. Nous pensons et nous croyons au bonheur et à l’énergie positive que les populations de Kaluga vont nous amener. Kaluga nous portera bonheur. Nous espérons que le dimanche nous reviendrons avec une belle victoire contre le Japon.

D’où la possibilité de nouer un partenariat avec la ville de Kaluga ?
Effectivement ! Je suis en train de travailler avec le gouverneur parce que je suis maire de ville aussi (Fatick) ; pour voir comment développer un partenariat gagnant-gagnant entre Kaluga et Fatick.

Quel est le message que vous adressez au Peuple sénégalais ?
Bravo au Peuple sénégalais. Ils nous donnent de l’énergie, du baume au cœur parce qu’au coup de sifflet final, nous avons vécu la même chose à Dakar, dans les villages et partout. Je profite de l’occasion pour remercier et féliciter l’ensemble des familles religieuses du Sénégal. Féliciter tous ceux qui à leur manière ont prié Dieu et ont permis d’accompagner à leur manière l’Equipe nationale. Nous sentons ces prières-là. Continuons dans la solidarité et dans la générosité. Je suis sûr que ce qui nous manque le Peuple sénégalais va nous l’envoyer et nous ferons face aux difficultés et nous atteindrons notre objectif.

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