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Le directeur général de la Société sénégalaise des phosphates de Thiès (Sspt), François Cherpion, a présidé jeudi une journée de reboisement de la société, située dans la forêt classée d’Allou Kagne, commune de Pout. Une journée qui entre dans le cadre d’un partenariat entre sa concession minière et le service régional des Eaux et forêts pour la réhabilitation des sites déjà exploités.

En partenariat avec le service régional des Eaux et forêts, la Société sénégalaise des phosphates de Thiès du Groupe Tolsa a mis sur pied, jeudi, 3 000 plants d’arbre dans l’enceinte de sa concession minière. Ce, pour réhabiliter les sites déjà exploités, mais également préserver l’environnement du site minier d’Allou Kagne et s’assurer un meilleur cadre de vie. Il s’agit en effet, selon François Cherpion, directeur général de la Sspt, d’un vaste programme de réhabilitation progressive des sites déjà exploités qui dure depuis 5 ans. Ce, dit-il, «pour le bien-être de la forêt classée de Thiès» qui est «riche et qui a une forte biodiversité, mais également où beaucoup de gens vivent et dépendent». Devant le chef du service régional des Mines, Lamine Diouf, le patron de la Sspt salue le partenariat «exemplaire» entre sa société et les Eaux et forêts pour la préservation de l’environnement. «Nous nous engageons pour l’environnement avec des jeunes, des professionnels, des personnes engagées pour la communauté dans laquelle elles vivent, mais pour leur pays le Sénégal, en général, pour faire ce geste de planter symboliquement un arbre.» Et l’objectif, poursuit M. Cherpion, «c’est de rendre le plus tôt possible la nature aux animaux et habitable les endroits qu’on exploite».
A sa suite, le lieutenant-colonel Birame Dieng, inspecteur régional des Eaux et forêts de Thiès, de magnifier le partenariat qui lie son service et la Sspt pour «une bonne exploitation des mines, mais en prenant en charge la dimension environnementale». Un partenariat qui, selon l’officier, vise des «actions assez importantes, notamment la réhabilitation progressive du site minier». En effet, «avec la Sspt, nous sommes tombés d’accord sur le fait qu’après une exploitation d’un panneau, qu’il soit libéré et remblayé pour que le service des Eaux et forêts puisse ensuite reboiser». Et pour M. Dieng, «cela va permettre à la société minière de manière progressive de continuer son exploitation, mais également de permettre au service des Eaux et forêts de régénérer l’environnement. Et cela entre dans le cadre d’un développement durable parce qu’il englobe trois dimensions. Il s’agit de la dimension économique, sociale et environnementale». A ce titre, le forestier a félicité la Sspt de prendre en charge ses aspects dans le cadre de son programme de réhabilitation progressive des sites exploités. Aussi, l’activité entre-t-elle dans le cadre des activités d’atténuation relatives aux changements climatiques, poursuit M. Dieng. Pour lui, «les populations sont en train de vivre les effets des changements climatiques. Et ce programme vise plutôt à améliorer le taux de boisement parce qu’on est devant un écosystème forestier. Lequel doit jouer ses fonctions primordiales. Et la fonction principale pour nous, ici, au niveau de ce plateau de Thiès, c’est la régulation, parce que les arbres permettent de capter les poussières. Ils émettent aussi de l’oxygène pour la vie des populations, mais également permettent de réguler, c’est-à-dire privilégier l’infiltration au détriment du ruissellement». Dans ce cadre, il signale que «Thiès est en train de vivre, de manière récurrente, des inondations. Et si on permet de renforcer le taux de boisement au niveau de ce plateau, on va faire jouer à cet écosystème un rôle et une fonction très importante : c’est la fonction de régulation pour atténuer les inondations récurrentes que la ville de Thiès est en train de connaître».

2 ha par an reboisés depuis 5 ans 
Revenant sur la journée de reboisement, le Lieutenant-colonel Dieng dit qu’«aujourd’hui on a programmé 3 000 plants». Mais «chaque année, après exploitation, les responsables de la Sspt invitent les Eaux et forêts à évaluer la superficie devant être reboiser pendant l’hivernage. Pour dire qu’on a toujours le programme de l’année au mois de mai. Et globalement depuis 5 ans, en moyenne on reboise 2 ha par an». Mieux, «on fait également des reboisements d’axes routiers qui se trouvent à l’extérieur de l’exploitation minière Allou Kagne».
Le représentant du maire de la commune de Pout, Boubacar Sidibé, a vivement salué le programme de réhabilitation progressive des sites déjà exploités de la Sspt. Ce qui montre que la société minière «est en train de révolutionner la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse)». Il souhaite que cette action fasse tache d’huile au niveau national.
nfniang@lequotidien.sn

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