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Le lundi dernier, en déjeunant avec des journalistes, le ministre Maïmouna Ndoye Seck avait déclaré, s’agissant de la sûreté aéroportuaire, que l’Etat du Sénégal n’avait pas encore ce jour-là, agréé aucune société de sûreté aéroportuaire sur la plateforme de Diass (voir Le Quotidien n*4442 du mardi 5 décembre 2017). Interpellée sur cette question, Mme Seck assurait que c’est ce jour-là que le cahier des charges devant lier les entreprises devant prendre en charge le secteur Poste Inspec­tion Filtrage (Pif) dans les aéroports du Sénégal venait d’être adopté par le Premier ministre. Cela ouvrait, selon les paroles du ministre Ndoye Seck, «la voie à la sélection des entreprises qui seront chargées de la sûreté aéroportuaire». Ces dernières devaient être agréées par le ministre de tutelle, et autorisées par l’Anacim, pour exercer sur un quelconque aéroport du Sénégal.
Maïmouna Ndoye Seck avait soigneusement évité de répondre à la question de savoir si la société Amarante, dont Le Quotidien avait appris qu’elle avait obtenu le marché de Diass par gré à gré, était l’heureuse élue. La seule chose qu’elle avait daigné déclarer sur la question, était que les ou l’entreprise qui seraient choisies pour exercer à Diass, travaillaient déjà sur la plateforme de Léopold Senghor, à Dakar.
Mais il n’a pas fallu longtemps pour que les choses soient clarifiées. Hier, à l’Aibd, les membres du personnel de l’Aibd étaient au poste, chargés du Pif aéroportuaire. Sur cette nouvelle plateforme, Amarante est devenue Teranga. Un joli nom, qui sonne bien sénégalais, mais qui cache mal une grosse magouille et certainement des choses. Bien sûr, Le Quotidien, dans son édition du novembre dernier, l’avait déjà subodoré. Mais on ne s’attendait pas à ce que les gens nous donnent raison aussi tôt, et sans y mettre les formes.

mgueye@lequotidien.sn

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