PARTAGER

L’activiste du climat et le Président américain se sont répondu sans se croiser. L’une s’est adressée au monde tandis que l’autre a tenté de convaincre ses électeurs.

Le bourdonnement continu des hélicoptères de combat est venu chambouler la tranquillité de Davos mardi, lors de l’ouverture du 50e Forum économique mondial (Wef). Les deux vedettes les plus polarisantes présentes cette année dans la station grisonne – l’activiste du climat Greta Thunberg et le Président américain Donald Trump – ont capté toute l’attention. Et si elles se sont en quelque sorte répondu par conférences interposées, aucune rencontre officielle n’a eu lieu.
Devant une salle pleine à craquer, Greta Thunberg a ainsi fait une référence directe au Président américain. En fermant les doigts et en martelant chacune de ses paroles, l’adolescente a fait rire la salle. Pourtant, la thématique de la présentation – «Eviter une apocalypse climatique» – ne prêtait pas à sourire. «Beaucoup a été fait l’année dernière. Pourtant, les émissions de Co2 n’ont pas baissé», a-t-elle regretté.
«Planter des arbres, c’est bien», a-t-elle glissé en référence à la promesse faite par Donald Trump quelques minutes auparavant de contribuer à la plantation d’un milliard d’arbres par les participants au Wef. «Mais ce n’est pas suffisant.» La jeune activiste n’a guère surpris par la radicalité de ses propos. «Nous ne devons pas baisser nos émissions de Co2, nous devons les stopper.» En s’adressant directement aux patrons présents dans la salle, elle a poursuivi : «Arrêtez de parler de ‘’net zéro émission’’, mais visez le zéro réel.» Une allusion aux promesses faites ces derniers jours par plusieurs entreprises de compenser leurs émissions de carbone.
Le Temps

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here