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Le Sytjust et la Chancellerie, qui ont réussi à rapprocher leurs positions, vont continuer les renégociations pour obtenir une porte de sortie de crise après un bras de fer qui a duré deux mois, au grand dam des justiciables.

Dans les prochaines heures, les Cours et tribunaux vont retrouver leur fonctionnement normal. Après deux mois de grève, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) et la Chan­cellerie ont réussi à rapprocher leurs positions. Ce qui constitue déjà un miracle, car la fracture était devenue trop grande. Après la rencontre du lundi, ils vont fu­mer le calumet de la paix demain, lors d’une dernière rencontre de mise au point. A condition que le Sytjust suspende son «mot d’ordre de grève» avant cette nouvelle journée de négociations. Rece­vant le Bureau exécutif national du Sytjust, le ministre de la Justice s’est engagé à tout mettre en œuvre pour accomplir toutes diligences à l’effet de faire payer au cours du mois de septembre 2020 un montant utile dans le cadre des primes dont la mise en œuvre pérenne sera assurée par un texte étudié et proposé par le comité qui tiendra sa première réunion le jeudi 27 août 2020. «Et le comité mis en place va poursuivre l’étude et la préparation des projets de textes concernant les statuts des travailleurs de la justice, l’assiette du fonds commun des greffes», précise la Chancellerie.
Face à cette longue grève, le Président Sall avait décidé d’abroger les décrets qui prennent en charge de nouvelles recettes pour alimenter le fonds commun des greffes et ceux portant sur le reclassement des travailleurs de la justice dans leur nouveau corps et hiérarchie. Alors que le Syndicat des travailleurs de la justice réclamait la publication de ces décrets qu’il considérait un acquis. En principe, la suspension du mot d’ordre de grève du Sytjust devrait intervenir dans les prochaines heures pour achever l’apaisement après des mois de tension.
Il faut rappeler que le protocole qui prend en charge la gestion des carrières des travailleurs de la justice, dont le traitement allait connaître une substantielle revalorisation, aurait entraîné inévitablement des dysfonctionnements salariaux dans la pyramide judiciaire.

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