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L’alliance And gueusseum entame à partir d’aujourd’hui 72h de grève. L’organisation syndicale qui en est à son 13ème plan d’action explique cette radicalisation par «l’inertie du gouvernement et son refus d’ouvrir les négociations sur le régime indemnitaire». Ce mouvement d’humeur sera marqué par la poursuite de la rétention d’informations sanitaires et sociales, boycott des activités de supervision, entre autres.

L’Alliance And gueusseum est déterminée dans sa lutte pour la satisfaction de ses revendications. Cette organisation syndicale va entamer à partir d’aujourd’hui son 13ème plan d’action. Dans un communiqué, elle rappelle que cette radicalisation s’explique par «l’inertie du gouvernement et son refus d’ouvrir les négociations sur le régime indemnitaire». Dans le même document, elle dénonce «la tentative du gouvernement de diviser les travailleurs de la santé et de l’action sociale, de favoritisme pour des syndicats devenus ses bras armés ou invisibles et sa rupture d’égalité de traitement entre organisations syndicales». Pour leur 13ème plan d’action, les membres de cette organisation vont poursuivre le «mot d’ordre de rétention des informations sanitaires et sociales, le boycott des activités de supervision à visée de collecte de données, des réunions de coordination, des ateliers à visée de collecte de données (Nb : Possibilité de participation aux ateliers de formation pour renforcement de capacités en l’absence de collecte de données)». En plus de cela, les camarades de Mballo Dia Thiam informent que ces 72h de grève seront marquées par le respect des urgences et l’abandon du service minimum. Ce mouvement va se poursuivre la semaine prochaine avec une grève du lundi 22 au mercredi 24 octobre. Déterminée à amener le gouvernement à satisfaire ses revendications, l’Alliance And gueusseum demande à ses «camarades d’organiser la riposte la plus énergique à tous ces briseurs de grève tapis dans leurs privilèges aléatoires et éphémères ; autrement dit, faire changer la peur de camp». Par ailleurs, And gueusseum, qui a constaté «l’absence de virement des salaires du mois de septembre 2018 des contractuels Jica et Cobra et le Fonds de la santé pour la motivation du troisième trimestre 2018», interpelle le ministère de la Santé et de l’action Sociale «sur son silence assourdissant à propos du recrutement des Jica dans la Fonction publique à deux mois de l’expiration du programme». Constatant la surchauffe du climat social, And gueusseum tient pour responsable le gouvernement de «toutes les conséquences qui découlent des plans d’action».
Abordant la question de «l’agression sauvage au couteau» de leur camarade Ousmane Diouf, administrateur des services de santé, le mercredi 10 octobre 2018 vers 19h 30 à Keur Massar, And gueusseum qui condamne «cet acte ignoble n’exclut pas de porter plainte contre X». Cette organisation syndicale soutient que cette agression «révèle la vulnérabilité de la sécurité en banlieue avec ses conséquences parfois dramatiques» ; d’où l’importance de faire «le plaidoyer pour un maillage adéquat de cette zone d’insécurité en Forces de l’ordre, mais surtout l’érection du centre de santé en hôpital de niveau 1 du fait de sa démographie galopante et ses embrouillages handicapants pour les secours et évacuations sanitaires d’urgence».

dkane@lequotdidien.sn

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