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L’Association des juristes africains (Aja) n’est pas indifférente à la grève du Syndicat des travailleurs de la justice (Syjust). Dans un communiqué, l’organisation plaide le dialogue entre les acteurs pour trouver un compromis entre les acteurs du secteur, «à court, moyen et long termes au nom de l’ordre public dont est garant l’Etat et surtout la paix sociale qui interpelle tous les citoyens». L’Aja appelle le gouvernement à «s’entendre avec les grévistes (qui réclament une revalorisation de leur statut et de meilleures conditions de travail), afin de mettre fin à cette situation faisant obstacle à une bonne administration de la justice».
Ces juristes rappellent au régime en place que tout gouvernement reste lié d’une manière ou d’une autre par ses engagements surtout «qu’après consultation, l’on note que des actes ont été signés». L’Aja d’ajouter : «Suite à la déclaration du Sytjust du 9 juillet 2020 où il rappelle au gouvernement sa disponibilité à discuter sur les points litigieux, l’Etat est appelé à œuvrer dans ce sens pour le bien public car l’essence de l’autorité réside dans le partage, tout comme celle du pouvoir réside dans la dévotion à la cause des acteurs au nom de qui, cette autorité est finalement exercée.»
L’Association des juristes africains constate que des usagers des services de la justice déplorent, depuis plusieurs semaines, des désagréments causés par la grève du Sytjust qui risque de «créer des dommages à l’Economie nationale». De plus, regrette l’Aja, cette grève, entamée il y a plus de trois semaines, «a, en partie, perturbé le fonctionnement des services de la justice et qu’elle ne saurait perdurer au risque de mettre en péril l’économie, le principe de la continuité du service public et le bon fonctionnement des institutions dont le président de la République est le seul garant en vertu de la Constitution».
Par conséquent, l’Aja demande au Sytjust à davantage de sensibilisation par rapport aux questions liées à la gestion des services de l’Etat. La structure invite à un «compromis a court, moyen et long termes, ceci au plus grand profit du Peuple et pour la continuité du service public en tant que principe fondamental du fonctionnement de l’Etat et de son Administration». Par ailleurs, l’Aja félicite les médiateurs et surtout le Président Macky Sall qui «porte une attention particulière au bon fonctionnement de la justice gage de l’Etat de droit».

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