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Pour Macky Sall, la qualité de l’éducation n’est pas à la hauteur des efforts consentis par l’Etat dans le secteur. A Diamniadio hier dans le cadre de l’ouverture officielle de la Triennale de l’Adea, le président de la République, qui laisse à la communauté universitaire et scolaire le soin de  régler l’instabilité de l’éducation, a cependant exigé des enseignants la qualité.

Devant le monde éducatif africain, Macky Sall a encore déploré l’instabilité du système scolaire et universitaire en proie à des grèves cycliques depuis des années. Le président de la République, qui présidait hier au centre Abdou Diouf  la 11ème Triennale de l’éducation et de la formation de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique Adea, a listé les efforts consentis dans le secteur par son régime depuis 2012. D’après lui, le Gouvernement a injecté dans le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) 2013-2015 pour le secteur de l’éducation et de la formation,  1 748 milliards de F Cfa. Il estime qu’on a connu une croissance en matière de financement de l’éducation de 6,2%. Le chef de l’Etat informe que  les dépenses accordées à l’éducation n’ont cessé d’augmenter au fil des années depuis l’avènement de son régime. «Elle est passée de 22,4% en 2013 à 26,5% en 2015, soit un taux d’accroissement annuel de 3,2% sur les dépenses d’éducation. La part de l’aide publique au développement en faveur du secteur représente en moyenne 6% de dépenses sectorielles qui nous sont allouées. Au demeurant, le Sénégal a ainsi largement dépassé la recommandation de l’Unesco confirmée par l’Odd n°4 d’allouer 20% du budget de l’éducation des Etats à l’éducation et à la formation. Nous sommes à 26%  que nous allons augmenter», se félicite Macky Sall relevant la part «exorbitante» des salaires du personnel enseignant et non enseignant dans le budget alloué au sous-secteur de l’éducation.

«Je laisse à la communauté universitaire et scolaire le soin de régler les problèmes»
Il souligne : «La part des salaires dans le sous-secteur de l’enseignement élémentaire repré­sente 82% de budget alloué à l’enseignement élémentaire, 84,7% pour l’enseignement secondaire général, 83% du budget pour la formation professionnelle. Heureusement pour l’enseignement supérieur, les charges salariales ne représentent que 19% dans le secteur de l’enseignement supérieur. Les bourses et les aides représentent 38% du budget de l’enseignement supérieur.» Jugeant «é­nor­me» cette manne financière, Macky Sall appelle la communauté éducative à faire une prise de  conscience par rapport aux efforts du Gouvernement au regard des autres priorités telles que la sécurité, la lutte contre le terrorisme, l’agriculture, l’industrie,… Par conséquent, il exige de la qualité aux enseignants. «On ne peut pas aussi passer son temps à mettre autant de ressources pour des résultats mitigés. C’est ça le problème. Sur 9 mois de cours, il y a 6 mois de grève. C’est un problème à terme. Je laisse la communauté universitaire et scolaire le soin de régler les problèmes, mais il faut que la qualité soit là. On ne peut pas continuer cet effort si à la fin nous n’avons pas les résultats escomptés. Nous sommes en droit d’exiger la qualité et les résultats attendus pour un tel  investissement.»

bgdiop@lequotidien.sn

2 Commentaires

  1. Il faudrait que cessent les grèves cycliques et répétitives pour que la qualité dans l éducation de nos écoles et universités renaisse de ses cendres. Vivement l’avènement d’attitudes responsables dans ce secteur clé

  2. Je demande à Macky d’être raisonnable et serain! Il n’a qu’à matérialiser les accords signés avec les enseignats! Il n’a qu’à faire de ce secteur, avec la santé et l’emploi des priorités! Il doit réduire de façon considèrable le nombre de députés, éliminer certaines institutions et réduire le budget des conseils départementaux!

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