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Me Aïssatou Sow Badiane, présidente de la Chambre des notaires.

Admis au notariat par concours, les jeunes notaires tardent à être fixés sur une charge. Las d’attendre le décret qui va les rétablir dans leurs droits, ils ont décidé de se battre dans la rue.

Le Collectif des 22 notaires admis au concours d’accès à la profession organisée en 2013 est sur le pied de guerre. «Nous donnons 48 heures de délai pour voir ce qu’il va advenir de notre situation», a averti hier Me El Hadji Mansour Diop, président du Collectif des jeunes notaires au cours d’un point de presse qui entre dans le cadre de leur deuxième plan d’actions entamé depuis lundi dernier. Pour leur titularisation qui tarde à voir le jour, ces jeunes notaires ne comptent pas laisser les autorités sacrifier leur carrière. «S’ils veulent nous sacrifier, c’est nous qui allons les sacrifier. On ne va pas se laisser sacrifier», prévient le président du collectif. A en croire Me Diop, ils disposent d’informations selon lesquelles le décret n’est pas signé et qu’ils promettent de dévoiler au grand jour. «Nous avons des informations explosives sur le fait de justifier pourquoi le décret n’est pas signé.  Dans 48h, nous allons vous les révéler si rien n’est fait», a promis Me Diop. Selon toujours lui,  le collectif ne veut pas s’arrêter en si bon che­min.  Les jeunes comptent saisir des organismes internationaux en écrivant des correspondances à tous les partenaires techniques et financiers du Sénégal notamment le Fmi, la Banque mondiale «pour leur dire que le Président ne fait pas de la politique de l’emploi».  D’après le président du collectif, les jeunes notaires ont découvert «que le ministre de la Justice avait un projet de création de 7 charges de notaire aujourd’hui qui avait pour conséquence notre exclusion du métier de notaire». Mais ils ont appris par la suite que ledit projet a été retiré du circuit administratif. «Le gouvernement a reculé sur ce point et ils ont retiré le projet de la création de 7 charges mais nous sommes déterminés parce qu’ils font les choses en cachette», déplore Me Diop. Selon lui, le blocage pour la création de 32 nouveaux cabinets de notaires vient du Palais. «S’il est signé, il n’entraîne aucune charge à l’Etat, son budget ne sera pas affecté, ils ne nous donnent pas de salaires et on ne remplace personne mais curieusement ils refusent de signer le projet de décret», remarque-t-il.  En tout cas, Me El Hadji Mansour Diop est d’avis que ce «sont des lobbys et des intrigues qui ont eu raison de la détermination du président de la République de créer des emplois».
justin@lequotidien.sn

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