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Bénéficiant de l’encadrement des Forces de l’ordre, les jeunes du C25 dans la banlieue ont pu battre le macadam pour dénoncer les manœuvres du pouvoir pour éliminer leurs leaders de la course à la Présidence. Mais fait notable, malgré l’onction des pouvoirs publics, les jeunes de l’opposition n’ont pu mobiliser grand-monde.

La marche autorisée des jeunes militants de l’opposition, regroupés dans le C25, a tourné à la farce. Comme annoncé, les organisateurs se sont retrouvés au lieu du rendez-vous, au rond-point Dominique, pour une marche pacifique comme ils l’avaient déclaré lors de leur point de presse. Malheureusement, beaucoup de militants n’ont pas répondu à l’appel. D’ailleurs Bassirou Diatta Mbacké, l’un des responsables des Jeunesses libérales, interpellé sur cette situation, a soutenu que c’était une marche spontanée.
La police locale, appuyée par le Gmi, a encadré les députés Toussaint Manga  et Marie Sow Ndiaye, en compagnie des quelques jeunes qui, en groupe, ont bien voulu parcourir les grandes artères de Pikine jusqu’à l’esplanade de Guédiawaye.
Au lieu de rassemblement, le responsable des jeunes libéraux a tenu des propos sévères à l’égard du pouvoir en place. Il a affirmé : «Le Sénégal, jadis fleuron de la démocratie, vitrine de la transparence électorale, nid de la stabilité politique et sociale, est aujourd’hui balafré au visage par les multiples coups de ciseaux de dirigeants sans éthique et morale. Ces dirigeants, en agissant de la sorte mettent notre cher pays dans l’impasse et instaurent un climat délétère avant les joutes électorales du 24 février. Il nous a tous été donné de constater avec amertume et désolation, les manœuvres d’un despote et de son clan pour s’arroger un hypothétique deuxième mandat.»
Face à l’assistance, M. Manga a expliqué que le procédé a été dès le départ l’élimination de candidat gênants et pouvant lui faire obstacle, par le biais de Dame justice d’une part, par la représentation nationale ensuite, et enfin grâce au Conseil constitutionnel. Ces manœuvres, qui se sont opérées au vu et su de tout le monde «ainsi que de la Communauté internationale, visent à éliminer injustement les candidats de la course pour la Présidentielle». Pire, «en dépit d’une forte levée de boucliers, le chef de l’Etat a décidé de maintenir en poste son ministre de l’Intérieur très coloré et l’ensemble des hommes du dispositif de vol savamment orchestré». Les jeunesses de l’opposition des départements de Pikine et Guédiawaye ont affirmé que l’objectif de ladite marche était d’obtenir la libération immédiate et sans condition des jeunes Karimistes et Khalifistes «arrêtés injustement et condamnons fermement le kidnapping d’un autre âge orchestré par des nervis ou le régime de Macky Sall. Nous exigeons la nomination d’une personnalité neutre en charge de la gestion et de l’organisation des élections», a expliqué Bassirou Diatta Mbacké.
latifmansaray@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Le Sénégal est un pays de pays , personne n’acceptera que ce pays de la teranga soit mis à feu et à sang . Tout sénégalais digne de ce nom prie pour que le Sénégal aille de l’avant ! La preuve , vous n’avez mobilisé personnes et votre combat d’avant garde n’intéresse personne . Vous êtes des gens aigris , rancuniers et vulgaires en plus . Vous avez intérêt à encourager les gens à aller voter le jour j…au lieu de nous tympaniser avec des vociférations débiles et loufoques.

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