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«Si tout ce qu’on dit est vrai, pourquoi le Ca ne se réunit pas…»

La situation de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), décrite dans la presse ces derniers jours, est loin de celle dont parle son directeur général. En conférence de presse hier, Mamadou Sy Mbengue a fait savoir que de nombreux défis ont été relevés depuis qu’il est à la tête de cette structure. Soute­nant que l’Ipres se porte bien depuis qu’il est à sa tête, M. Mben­gue qualifie de «machination et de crise artificielle» les reproches qui lui sont faits.

«Machination, crise artificielle», ce sont les termes utilisés par Mamadou Sy Mbengue pour qualifier les accusations dont il fait l’objet concernant sa gestion de l’Ipres. Lors de sa conférence de presse hier, le directeur général de l’Ipres a battu en brèche toutes les accusations. Il est largement revenu, lors de son face-à-face avec la presse, sur les «défis relevés» depuis sa nomination à la tête de cette structure. M. Mbengue a ainsi fait savoir que l’Ipres se porte bien depuis qu’il a pris ses rênes en 2014. Selon lui, en 2013, le montant total de la somme recouvrée était de 73 milliards alors qu’en 2018 on est arrivé à 121 milliards de F Cfa. Montrant les performances réalisées par la structure ces 5 dernières années, il souligne que les recouvrements ont été améliorés de 60%, les pensions payées aux retraités ont connu une hausse de 40%. En plus de cela, renseigne-t-il, il y a la mensualisation du paiement des pensions, le programme de modernisation de la structure avec les cartes biométriques des allocataires et aussi l’ouverture de 5 nouvelles agences. D’après le Dg de l’Ipres, contrairement à ce qui se passait du temps où l’Ipres était la vache laitière de l’Etat, il a recouvré 30 milliards qu’il lui devait.
Revenant sur les accusations sur sa gestion, Mamadou Sy Mbengue a réfuté les retards de paiement. Selon lui, l’Ipres a opté, pour éviter aux allocataires les longues files d’entente dans les banques, d’anticiper les paiements. Ainsi, informe-t-il, au lieu d’attendre le 1er du mois prochain, l’Ipres paie les allocations avant la fin du mois, soit le 12 ou le 15. Concernant la fraude sur les tickets de restaurant au niveau de la structure, le directeur général de l’Institution soutient qu’après avoir constaté un gap, c’est lui-même qui a demandé à ce qu’un audit soit réalisé. A ce sujet, il précise que la direction a porté plainte contre X au niveau de la Dic et de la Sûreté urbaine. A ceux qui l’accusent de vouloir protéger les personnes qui sont derrière cette fraude présumée, M. Mbengue répond que cette affaire est entre les mains de la justice. Quid des accusations de recrutement abusif ? Le Dg de l’Ipres soutient qu’il ne peut pas recruter sans approbation du Conseil d’administration. Il informe même qu’il y a un gap de 53 personnes sur le nombre de recrutements autorisés par le Conseil d’administration, mais la direction a opté pour une gestion rationnelle. Pour ceux qui disent qu’il est protégé par le chef de l’Etat et son épouse, Mamadou Sy Mbengue rappelle qu’il n’a pas été nommé par décret, ni par arrêté, mais suite à une délibération du Conseil d’administration.

 

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