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La Guinée-Bissau attend la nomination d’un nouveau Premier ministre après la démission ce samedi de Umaro Cissoko Emballo. Nomination d’autant plus pressante qu’expire, ce mardi soir, le délai fixé par la Cedeao au chef de l’Etat pour qu’il se conforme à l’accord de Conakry, signé en octobre 2016. Va-t-on vers la nomination d’un ministre de consensus qui puisse rester en place jusqu’aux élections législatives et une résolution du blocage institutionnel qui sévit depuis août 2015 ? Rien n’est moins sûr. A quelques heures de l’expiration de ce délai, beaucoup d’incertitudes demeurent.

Alors que le délai fixé lors du sommet d’Abuja, le 16 décembre dernier, expire ce mardi, la Cedeao, la Communauté économique des Etats de l‘Afrique de l’Ouest, est sur ses gardes. Et pour le moins dubitative. Rien n’indique en effet que le Président José Mario Vaz va se conformer aux termes de l’accord de Conakry. Un accord arraché aux protagonistes de la crise institutionnelle en octobre 2016 et qui prévoit la nomination d’un ministre de consensus qui puisse rester en place jusqu’aux élections. «Impossible de savoir si cette fois Vaz va se plier aux exigences de la Cedeao», s’insurge un proche du dossier, «il n’en fait qu’a sa tête et ne respecte jamais aucune directive». Selon plusieurs sources, l’obstination du chef de l’Etat bissau-guinéen aurait même crispé le Président guinéen Alpha Condé, médiateur de l’organisation sous-régionale. Pour renforcer la pression, la Cedeao a brandi la menace de sanctions individuelles ou collectives, mais là encore, rien ne garantit qu’elles aboutissent. D’après une source interne à l’organisation sous-régionale, des chefs d’Etat alliés de Vaz pourraient chercher à gagner du temps.
Seule certitude, un Conseil extraordinaire des ministres de la Cedeao est prévu à Lomé, au Togo, le 20 janvier prochain. La crise politique à Bissau sera à l’ordre du jour.
rfi

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