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Le Président guinéen Alpha Condé. L’opposition le soupçonne de manœuvres visant à se maintenir au pouvoir au-delà de 2020 (image d’illustration).

Les consultations menées par le Premier ministre avec les acteurs politiques et sociaux de la Guinée se poursuivent. Après les institutions républicaines qui ont toutes ou presque donné leur accord pour la modification de la Constitution, c’est au tour des partis politiques dont certains – qui comptent – n’ont pour le moment pas été invités à cette tribune censée prendre fin le 25 septembre 2019.
Entamées il y a juste une semaine, à l’initiative de Alpha Condé, le Président guinéen, et confiées à son Premier ministre Kassory Fofana, ces consultations se poursuivent sans les principaux partis d’opposition. Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré avaient déjà dit qu’ils «ne participeraient pas à des consultations visant à octroyer un troisième mandat à Alpha Condé».

Soupçons de manœuvres
Ils soupçonnent le Président guinéen de manœuvres visant à se maintenir au pouvoir au-delà de 2020 à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel, même si ce dernier ne s’est pas encore prononcé clairement sur cette question, malgré l’insistance de ses partisans.
Quelques rares leaders d’opinion, membres de l’opposition, ont accepté de rencontrer le Premier ministre. Parmi eux, Ibrahima Sylla Bah qui est en même temps député de son parti à l’Assemblée nationale et le Dr Ibrahima Sory Diallo du Bloc de l’opposition constructive. Tous deux ont affiché leur méfiance vis-à-vis de ce projet de modification de la Constitution et «des élections bâclées».

Législatives avant la fin de l’année
Cela dit, le parti au pouvoir et ses alliés de la mouvance présidentielle ont sans surprise donné leur quitus non seulement pour la modification de la Cons­titution, mais aussi pour l’organisation des élections législatives avant la fin de l’année.
rfi.fr

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