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Des députés ont exprimé dimanche leurs préoccupations, après que des protestataires, dont l’activiste Guy Marius Sagna, ont réussi à arriver jusque devant les grilles du Palais présidentiel, vendredi, lors d’une manifestation contre la hausse du prix de l’électricité. Ils ont mis à profit l’examen du budget 2020 du ministère de l’Intérieur pour interpeller Aly Ngouille sur les «impairs» sécuritaires ayant permis aux manifestants d’arriver devant les grilles du Palais. Le député de l’opposition, Cheikh Bamba Dièye, s’étonne du temps de réaction des Forces de sécurité. «Au-delà de l’événement, je pense que la marche doit être autorisée. Mais ce qui m’intéresse, c’est le manque de réactivité (des Forces de défense et de sécurité)», a-t-il déclaré. Il est d’autant plus surpris que la zone entre la Place de l’Indépendance et le palais de la République est un espace très sécurisé. L’ancien ministre pointe «la responsabilité de tous» dans ce qui s’est passé, demandant d’«apporter une réponse appropriée pour apaiser les esprits». Le leader du Fsd/Bj relève par ailleurs que pendant ces deux dernières années, le pays est «resté fragile» concernant la drogue, les agressions, les vols à main armée. «Tout cela impacte notre qualité de vie. De plus, il faut veiller au temps de réaction des forces de police dans les grands centres urbains et à Dakar», a-t-il estimé.
La députée de Benno bokk yaakaar (Bby, majorité présidentielle), Mariama Ndiaye, insiste elle sur la «sécurité du Prési­dent». «Quelque part, il y a eu des failles sécuritaires vendredi. Il faut des sanctions. On attend des sanctions», a-t-elle préconisé. Pour le député Bby de Sé­dhiou, Yaye Dianko, cette situation «inquiétante», est même «une offense à la République». Plu­sieurs autres députés de la mouvance présidentielle comme Aïda Sow Diawara et Djibril War ont appelé à des «sanctions exemplaires» à l’encontre de ceux qui ont tenté de marcher devant les grilles du Palais présidentiel. Pour Pape Songué Diouf, il ne fait aucun doute : ceux qui se sont accrochés aux grilles du Palais, «sont capables d’attaquer le président de la République lui-mê­me».
Aps

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