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Le besoin financier pour la construction des 100 mille logements sociaux est estimé à 1 500 milliards de francs Cfa sur les cinq prochaines années, selon le directeur général de la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) Bocar Sy.

Les quatre commissions techniques dans la mise en œuvre du projet de construction de 100 mille logements sociaux ont partagé hier les résultats de leurs travaux qui ont duré deux mois.
Il s’agit de la commission «Aménagement et foncier», la commission «Innovation, normalisation et formation», la commission «Ecosystème de la construction» et la commission «Financement et fiscalité». Cette dernière a estimé à 1 500 milliards de francs Cfa le besoin brut de financement des 100 mille habitations pour les cinq ans. Le chiffre a été avancé par le directeur général de la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs). Bocar Sy explique que la qualité des revenus a constitué la difficulté classique de la commission qu’il a coordonnée. Il leur fallait faire un arbitrage entre les besoins quotidiens et l’avenir d’un ménage sénégalais dont le salaire est agressé par plusieurs charges. L’exercice de son équipe a consisté à voir comment alléger les apports personnels, comment prêter sur des durées plus longues «parce qu’avant, c’était 10, 15 ans. Maintenant les gens peuvent aller jusqu’à 20, 25 ans, mais à condition de s’endetter assez jeune». Bocar Sy et son équipe se sont évertués à diminuer les taux autant que possible. «L’argent a un coût. On essaie de trouver des ressources qui ne coûtent pas cher… la taxe sur le ciment et l’ensemble des ressources pour aider les personnes à revenu faible à accéder au logement», a dit M. Sy. Il détaille : «Le Sénégal n’appartient pas qu’aux salariés. Il y a des tailleurs, des mécaniciens qui gagnent plus qu’un salarié, mais ils ne peuvent pas le prouver, parce que n’ayant pas de bulletin de salaire. Donc, il faut qu’on apprenne à appréhender les gens qui sont des auto-entrepreneurs.»
Les travaux restitués hier vont faire l’objet d’un Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi). Le modèle de logement retenu est de deux chambres et un salon sur 150 m2, une surface construite en 60 et 70 m2 pour un prix compris entre 10 et 12 millions de francs Cfa, a expliqué Abdou Karim Fofana, ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique qui a présidé l’atelier de restitution.
Selon le directeur général de la Construction et de l’habitat, les besoins en logements en 2013 étaient estimés à 322 mille unités, alors que l’offre ne dépassait pas 5 000 unités d’habitation. «L’objectif des 100 mille logements est juste un objectif intermédiaire qui nous permettra d’accélérer la production pendant ces cinq prochaines années, mais l’objectif général c’est de permettre d’absorber définitivement ce déficit en logements d’ici cinq ans», a dit Ousmane Wade.

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