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Abdou karim Fofana, ministre de l’Urbanisme...

Le ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique, Abdou Karim Fofana, a visité hier les assiettes foncières mobilisées par les communes de Notto Diobass et Mont-Rolland dans le cadre du lancement du projet de construction de 100 mille logements sociaux, inscrit dans le programme «Zéro bidonville» de l’Etat sénégalais.

550 ha ont été mobilisés par les communes de Notto Diobass et Mont-Rolland pour le lancement du projet de construction de 100 mille logements sociaux, inscrit dans le programme «Zéro bidonville» de l’Etat du Sénégal. Selon le ministre de l’Urbanis­me, du logement et de l’hygiène publique, Abdou Karim Fofana, qui a effectué hier une visite de terrain sur les deux sites, «60% des logements sociaux sont prévus dans l’axe Dakar-Thiès-Mbour et les 40% restants seront dispersés dans les communes de plus de 10 mille habitants au Sénégal». Et déjà dans la première phase du projet, estime-t-il, «6 500 logements seront construits dans la commune de Notto Diobass et 3 000 dans celle de Mont-Rolland».
La pertinence d’un tel projet repose, en effet, sur le constat fait que près de «300 familles sénégalaises sont solvables économiquement, mais leur parcours résidentiel relève d’un vrai labyrinthe». C’est parce que, affirme Abdou Karim Fofana, «leurs revenus jugés suffisants ne leur permettent pas de devenir propriétaire de leur logement parce que l’offre de logement n’est pas adaptée ou bien le mode de financement ne leur permet pas de devenir propriétaire de façon étalée comme cela se passe dans tous les pays organisés». Selon lui, «c‘est à cela que le président de la République a voulu s’attaquer en permettant au promoteur, à l’Etat et aux communes de s’allier dans un contrat tripartite qui permet au promoteur de bénéficier d’un foncier important mis à disposition par les communes. Et sur la base de ce foncier, les promoteurs pourront faire des aménagements qu’il faut et avec l’appui de l’Etat dans le cadre de mesures incitatives pour arriver à des tarifs du logement qui seraient abordables». Et d’estimer : «Ici à Notto, nous sommes sur des parcelles de 200 m2 où il y a trois pièces : deux chambres, un salon, deux toilettes et une cuisine. Et sur cette base-là, nous avons un produit qui revient à peu près 88 mille francs Cfa par mois sur 13 voire 15 ans avec un apport personnel.» Dans ce cadre, il signale que «l‘objectif de l’Etat c’est d’arriver dans les mois qui viennent à optimiser ce processus, à l’améliorer de façon à ne pas avoir d’apport personnel». Mais, précise-t-il, «pour ce premier projet, un apport personnel 1,5 million de francs Cfa est prévu et des mensualités de 88 mille francs Cfa à partir de la réception qui permettent au bout de 13 ans de devenir propriétaire». Une grande révolution, selon le ministre qui indique que «c’est pour éviter aux Sénégalais de payer un loyer et en même temps d’épargner pour avoir une maison».
Outre la mise en disposition des premiers lots de logements prévus en fin 2020, le ministre de l’Urbanisme, du logement est largement revenu sur la question de la prise en charge de la mobilité des acquéreurs. Aussi en a-t-il profité pour lancer un appel «à tous les maires qui sont sur le triangle Dakar-Thiès-Mbour de mettre à disposition le foncier». A l’en croire, «à côté des lotissements d’extension que l’on appelle les lotissements administratifs, il nous faut de la collaboration avec les promoteurs parce que les Sénégalais ont des ambitions encore plus élevées avec notamment des zones aménagées».
Dans son speech, Abdou Karim Fofana a annoncé le lancement officiel en novembre de la campagne d’inscription sur les logements sociaux. «Et c’est de faire en sorte que chaque Sénégalais, que ce soit sur internet, par application, dans une préfecture ou gouvernance, de s’inscrire. Egalement, nous enverrons des groupes de personnes dans les commerces. Et en fonction de cela, nous allons permettre aux communes et aux promoteurs de savoir où se trouve le vrai besoin et les mettre en relation avec ces acquéreurs ; tout cela avec l’encadrement de l’Etat.»

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