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Hamidou Diallo réfute toute instrumentalisation de la Justice dans l’affaire du saccage de la maison du Parti socialiste. Le coordonnateur des cadres de l’Apr à Bakel estime que Khalifa Sall ne peut constituer un danger pour le Président Macky Sall.

Accusé par les proches du maire de Dakar, «en complicité» avec Ousmane Tanor Dieng, de vouloir neutraliser un adversaire politique dans l’emprisonnement de Bamba Fall et Cie, Mac­ky Sall peut compter sur le soutien de ses camarades. Hamidou Diallo, coordonnateur de la Convergence des cadres républicains (Ccr) de Bakel, estime que Khalifa Sall «ne peut pas être un danger» pour la réélection de Macky Sall en 2019. «Khalifa Sall est le maire de Dakar et sa formation politique est membre de la coalition Benno bokk yaakaar. Pourquoi les gens veulent le présenter comme un adversaire de taille à Macky Sall ? Ce dernier, en 5 ans, a déjà fait mieux que les autres régimes sur le plan économique et dans tous les domaines», soutient-il, lavant à grande eau son mentor. Avant de poursuivre : «Des gens ont saccagé la Maison du Parti socialiste. Cette formation politique a décidé de porter plainte. La Justice, dans le cadre de son travail, a arrêté des responsables du Ps. Où se trouve la relation avec le président de la République ? On fait un mauvais procès à Macky Sall.»

«Le Président est  largement en avance sur l’opposition»
Pour ailleurs, Hamidou Diallo salue l’avènement des 15 députés pour la diaspora lors de la prochaine Législature. «Dans le département de Bakel, la plupart des investissements, à savoir les hôpitaux, des écoles et des mosquées sont réalisés par des Sénégalais de la diaspora à coup de centaines de millions. Nos communes vivent grâce à la diaspora qui injecte des mil­liards dans l’économie sénégalaise. Ce sont des Sénégalais qui ont leur mot à dire dans la gestion du pays. Je pense que l’endroit le mieux indiqué pour faire cela, c’est l’Assemblée nationale», souligne le responsable apériste. A ce titre, il minimise la décision de l’opposition d’introduire un recours devant le Conseil constitutionnel pour inva­lider l’augmentation du nombre de députés de 150 à 165. «Le Président est largement en avance sur l’opposition. Il sait ce que la diaspora rapporte à l’économie du pays. Au Sénégal, on a une opposition nihiliste et qui ne sait pas ce qu’elle veut. Le chien aboie, la caravane passe. L’opposition n’est pas là pour guider le Président ou lui imposer la conduite à tenir», conclut M. Diallo.

bgdiop@lequotidien.sn

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