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Le choix porté sur Cheikh Oumar Hann, pour diriger le ministère de l’Enseignement supérieur, ne rassure pas Oumar Dia, Secrétaire général du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal / Enseignement supérieur et recherche (Sudes / Esr), alors que Malick Fall, Sg du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), entre «craintes et réserves», déclare ne pas avoir d’a priori négatif sur la personne de son nouveau ministre de tutelle.

La nomination du directeur du Coud, Cheikh Oumar Hann, au département de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, fait grincer des dents dans le milieu syndical du supérieur. En effet, le Secrétaire général du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal/Enseignement supérieur et recherche (Sudes /Esr) dit ne pas être rassuré par ce choix du président de la République. «On ne peut pas ne pas souligner que celui (M. Hann) que le président de la République a choisi comme nouveau ministre de l’Enseignement supérieur a été épinglé par les corps de contrôle, précisément l’Ofnac (Office national de lutte contre la fraude et la corruption). Que quelqu’un qui a été épinglé par l’Ofnac se voit attribuer le ministère de l’Ensei­gnement supérieur, cela ne rassure pas. Peut-être que nous avons tort, peut-être que le budget de l’Enseignement supérieur sera bien géré. On n’en sait rien, peut-être qu’il sera ouvert au dialogue et qu’il s’impliquera fortement pour apporter des solutions aux problèmes de l’Enseignement supérieur», se dit Oumar Dia. Non sans souligner que «normalement, on ne devrait pas avoir ce type de promotion quand votre gestion est décriée et mise en cause par un corps de contrôle, du moins qu’il y ait enquête et que l’on soit blanchi. Contrairement à cela, M. Hann a eu une promotion : il est passé du Centre des œuvres universitaires (de Dakar) au ministère de l’Enseignement supérieur. Nous avons des craintes et des réserves, que ces pratiques décriées au niveau du Coud soient transposées au niveau du département de l’Enseignement supérieur. Nous espérons que ce ne seront que des craintes et qu’à l’épreuve de l’exercice de ce ministère qu’il y aurait d’autres pratiques».
Par ailleurs, «nous le jugerons sur son ouverture au dialogue et sa détermination à apporter des réponses sur ces revendications, autrement nous n’avons pas d’a priori nous le jugerons sur des actes», promet le Secrétaire général du Sudes.
Son alter ego du Saes, Malick Fall, embouche la même trompette. «Nous n’avons pas d’a priori négatif sur la personne du professeur Oumar Hann, nous ne pouvons qu’avoir un a priori positif (…). Il était un camarade parce ce qu’il (M. Hann) a eu à être membre du Saes et a même été membre du Bureau national. Donc, nous avions les mêmes idéaux et ce sont ces mêmes idéaux qui demeurent au Syndicat autonome de l’enseignement supérieur. Nous ne pouvons que lui souhaiter plein succès dans ses nouvelles fonctions», conclut le Secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes).
Stagiaire

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