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En cette période d’hivernage, des quartiers de la banlieue et marchés sont dans une situation d’insalubrité inexplicable. La pandémie du Covid-19 qui sévit inquiète les populations de la banlieue dakaroise. Plusieurs quartiers en souffrent et, sur ce, les autorités locales sont indexées face à ce mutisme.
Au marché Bou-Bess, mettre les pieds dans cet espace commercial est difficile pour les femmes qui viennent s’approvisionner. «Chaque année, c’est un calvaire que nous vivons. En cette période d’hivernage, le marché est impraticable et nous avons deux communes qui revendiquent la tutelle du marché : Wakhinane Nimzatt et Djiddah Thiaroye Kao. Aujourd’hui en cette période, toutes les dispositions devraient être prises pour l’entretien du marché», déclare Mme Sambou, parapluie en main et son panier de légumes.
Au rond-point Tournal Sérigne Assane allant vers Baye Laye, cette route est impraticable, d’où le martyre dont souffre les automobilistes avec des véhicules qui se déboîtent dans les eaux stagnantes. Et ce sont les mécaniciens qui en profitent. «Ce n’est pas facile, la praticabilité de beaucoup de routes ici dans le département en cette période d’hivernage pose problème. Souvent, nos véhicules tombent en panne sous les eaux. Les quartiers en cette période dressent des barrages de sacs de sable pour empêcher les chauffeurs d’emprunter les rues. A ce rythme, nous sommes obligés de prendre la voie normale. D’autres décidentmême de garer leur véhicule pour ne pas avoir des surprises», laisse entendre Idrissa Mbaye, chauffeur de car rapide.
A la station de Yeumbeul Nord, la circulation est dense. Les automobilistes se cramponnent sous les eaux stagnantes. Des véhicules de transport en commun qui tombent en panne sous les eaux nauséabondes, les apprentis obligent les clients à descendre sous les eaux. Parfois, ce sont des injures et disputes entre clients et chauffeurs qui souvent atterrissent au poste de police.
Une autre situation est enregistrée au niveau des quartiers : ce sont les eaux usées qui sont déversées dans les rues. Parfois, des bagarres mettent aux prises des riverains ou des familles. Au quartier Kipi Coco de Wakhinane Nimzath, certains vivent ce calvaire. «Certains inconscients, souvent lorsqu’il pleut, profitent de l’occasion pour vider leur fosse septique. En cette période de la pandémie du Covid-19, ils ne devraient pas s’aventurer à faire cela. Car, ces eaux usées sont source de maladie pour les personnes qui pataugent sous les eaux. Récemment, il y a une famille qui a été convoquée au bureau du service d’hygiène pour avoir vidé sa fosse septique dans la rue», déplore Mamadou Saliou Diallo habitant de la localité.

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