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Babacar Touré, président du Cnra.

Rendre hommage à Babacar Touré, homme de bien à tous points de vue, de talent et de constance en amitié, est un agréable devoir pour moi. Pour l’avoir connu et toujours apprécié depuis des décennies, il me plaît de souligner ici avec force la pertinence et la justesse des paroles et écrits à lui dédiés par M. le président de la République et par son cadet et collègue Madiambal Diagne, à l’occasion de la présentation de son dernier rapport marquant la fin de son mandat à la tête du Cnra. Pour moi, Babacar Touré est le prototype achevé du patriote déterminé et engagé pour la défense des causes justes. Porteur des vertus cardinales que sont la sincérité, la loyauté et l’honnêteté, mon «vieux frère» Babacar, comme je l’appelle affectueusement, est d’une grande générosité d’âme et par-dessus tout, il séduit son monde par sa simplicité, sa modestie et sa grande humilité, en toutes circonstances. Tous les camarades qui l’ont connu et côtoyé au cours de nos luttes estudiantines ou dans la clandestinité, de l’esplanade du pavillon A à la place du 28 février (actuel terrain de basket de l’Ucad), en passant par le hall et les couloirs de la Faculté des lettres et sciences humaines retiennent de lui son commerce agréable, sa lucidité et surtout son grand courage. C’est d’ailleurs ce courage, fondé sur des convictions fortes et assumées qui, plusieurs années après, l’a conduit à démissionner d’un grand journal pour créer un hebdomadaire dans des conditions très difficiles et dans un contexte de monopole caractérisé par la prégnance de la pensée unique. Babacar Touré, avec ses confrères journalistes professionnels déterminés et aguerris comme lui, ont brillamment réussi à imposer dans l’espace médiatique d’alors un produit de qualité qui a grandement contribué à l’éveil et à la consolidation d’une nouvelle conscience citoyenne. Comme les écrivains et poètes, chantres du classicisme au 17ème siècle, dont la préoccupation majeure reste la peinture de la beauté et la vérité, il a aidé par ses éditoriaux d’anthologie, la profondeur de sa pensée et la clarté de ses idées à l’instauration dans notre pays de débats contradictoires de haute facture. A l’image aussi des illustres penseurs et des chevaliers du siècle des lumières, il a magnifiquement contribué par sa belle plume et sa probité intellectuelle à la sensibilisation et au formatage des esprits et des comportements de nombre de nos concitoyens pour le progrès de notre Nation, dans la responsabilité, la paix et la concorde. Puisse Dieu lui donner la longévité et la force pour continuer à travailler, à guider et à aider. Toujours. C’est mon souhait et mon espérance. Enfin, pour son humanité, pour l’amitié et la fraternité dont il m’honore en tous temps et en tous lieux, pour tous les éminents services rendus au pays et à ses compatriotes, dans la discrétion, le désintéressement et l’élégance, j’emprunte aux soldats la belle formule suivante pour lui dire : Vieux Frère, devant étendards, oripeaux et oriflammes, je te salue.
Bassirou FATY  – Niéfoulène Ziguinchor – Sacré-Cœur Dakar

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