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El Hadj Moussa Thiam repose désormais à Pout, sa ville natale. Au Camp Dial Diop hier où s’est déroulée la cérémonie de levée du corps, parents, amis, autorités politiques et collègues ont tenu à être présents pour un ultime hommage au jeune pilote de 34 ans, mort le 6 octobre dernier en Ouganda après avoir survécu dans un premier temps au crash d’un hélicoptère de l’Armée de l’air sénégalaise à Bouar, en Centrafrique, dans le cadre de la mission des Nations unies pour le maintien de la paix dans ce pays. L’émotion devient palpable après que le cercueil a été déposé au milieu de la cour. Celui-ci fut transporté par quatre officiers qui avançaient à pas feutrés, accompagnés de la musique des forces armées et surtout de pleurs. Ces moments de peine sont ressentis en particulier chez la famille du défunt dont la sœur était inconsolable. Sa femme tient entre ses mains un bébé qui est venu au monde il y a de cela quinze jours. Moment de tristesse infinie. «El Hadj a honoré sa famille, ses voisins, ses amis, la cité Mermoz, le camp, la base aérienne de Ouakam, tous ses camarades de promotion d’armes dans les fronts au Sénégal comme à l’étranger. Il est généreux, c’est un grand chef de famille. Nous demandons à Allah de lui ouvrir les portes du Paradis. Que la lumière continue sur sa femme Aïssatou Thiam, ses enfants Pape Cheikh et Mamadou Rassoul», dira son beau-père El Hadj Abdoulaye Thiam. Une mort qui n’a pas fini d’étonner ses camarades, à l’image de Joseph Mamadou Diop, chef d’état-major de l’Armée de l’air, qui loue les qualités d’un homme «fidèle et courageux». Il poursuit ses éloges : «Capitaine El Hadj Moussa Thiam était l’un de nos pilotes les plus expérimentés. Commandant de bord sur MI 35, MI 17, pratiquement les deux hélicoptères dont nous disposons. A ce niveau de qualification, il faut beaucoup d’expérience. Il a montré beaucoup de professionnalisme. Il a participé à beaucoup d’opérations aériennes aussi bien en Casamance qu’au niveau de la Centrafrique dans le cadre de l’Onu. C’est une grosse perte pour nous, car nous perdons quelqu’un de très qualifié, mais également un ami. L’Armée de l’air c’est vraiment une famille, nous ne sommes pas nombreux, nous nous connaissons tous.» Comme ses trois autres collègues mort dans les mêmes circonstances, El Hadj Moussa Thiam a été élevé à titre posthume au rang de chevalier dans l’Ordre national du lion par le ministre des Forces armées Sidiki Kaba.

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