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De gauche à droite et de haut en bas : Charles Owen, Babar Sarr, Ndèye Bouba Seck, Aude Jimenez, Maria Clara Otani, Aïcha Sall, Michel Tine. @Jimenez.

Dans le cadre d’un Doctorat en communication, j’ai eu la chance de partir pour Dakar, au Sénégal, mener une recherche au sein de Manoore Fm, la radio des femmes du centre Bopp. Cet hiver 2020, ici à Montréal, au Canada, a lieu le lancement de mon livre issu de cette recherche. Ce texte est un hommage à toute l’équipe de la station et à leur incroyable accueil.
Etudiante en communication à l’Université du Québec à Montréal (Uqam), je souhaitais comprendre comment travaillent les membres d’une radio communautaire au Sénégal, quels sont leurs liens et comment, au final, ils réussissent à maintenir la station debout malgré les difficultés – notamment financières et techniques.
Ma première surprise a été de constater que malgré une panne qui empêchait la diffusion en ondes depuis plusieurs mois, la radio était encore bien vivante. La coordinatrice Mme Seck, les animateurs Cheikh Diop et Michel Tine, la stagiaire américaine Maria Clara par exemple étaient présents quotidiennement pour tenir le fort et permettre la survie de leur radio.
Chaque jour, je me présentais donc dans les locaux de Manoore Fm avec mon cahier de notes, mes questions, mes entrevues à effectuer. Et chaque jour, durant l’hiver 2016, grâce aux efforts de chacun, j’ai pu rencontrer de nombreux membres de l’équipe : animateurs et animatrices, auditeurs et auditrices, membres du C.A. Chacun d’entre-deux a répondu avec patience et sérieux à mes interrogations concernant leurs rôles, leurs émissions, leur sentiment d’appartenance à la radio Manoore. «Leur bébé à eux», comme l’appellent avec affection certains membres de la direction.
Mais les artisans de Manoore Fm m’ont apporté bien plus que des réponses théoriques à des questions de recherche. Ils m’ont appris comment négocier les prix des taxis – en tant que toubab (!). Ils m’ont offert le tiep bou dienn, le maffe et le yassa. Ils m’ont fait découvrir l’inimitable ngalakh durant les fêtes de Pâques. Ils m’ont fait visiter Sandaga, le marché Hlm, et m’ont aidé à négocier, là encore, le prix des Wax. Au final, l’équipe de Manoore Fm m’a permis de connaître Dakar suffisamment pour l’aimer, m’attacher à cette ville pleine de vie, de couleurs et de surprises.
C’est pourquoi je tiens à remercier encore une fois les membres de la station, en espérant n’oublier personne après ces longs mois passés au loin : l’irremplaçable coordinatrice Ndèye Bouba bien sûr, mais aussi les animateurs et animatrices Michel, Cheikh, Abdoul Aziz, Anta, l’imam Harouna, Seynabou, Amadou, Marième, les membres de la direction Charles et Babar, la stagiaire Coumba, ainsi que tous les auditeurs et auditrices des émissions de la station. Finalement, mes pensées vont au technicien feu-Ali, qui m’a accueilli pour la première fois à Manoore Fm en 2014 et à qui ce livre est dédié. Djeredieuf à tous. Rien n’aurait été possible sans vous.
Mes remerciements vont également à toutes les personnes ressources sur place : l’équipe du Cesti de l’Université Cheikh Anta Diop, M. Ibrahima Sarr, son directeur, Yacine Diagne, Bernadette Sonko, M. «Radio Camara» (Mame Less), mais aussi Madame Sy du centre Bopp, M. Matar Sall du Cnra, M. Dieng de l’Urac, Mme Rubel Diamanka de l’Unesco à Dakar et M. Alioune Dramé, directeur de la Communication au ministère de la Communication.
Aude JIMENEZ, PhD,
Montréal, Janvier 2020.
Pour en savoir plus sur la recherche :
Jimenez A. (2019). Survie d’une radio communautaire sénégalaise. Le cas de Manoore FM, à Dakar. Paris, L’Harmattan.

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