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Les cérémonies en hommage à Qassem Soleimani et ses compagnons d’armes tués la semaine passée par une frappe américaine se poursuivent cette fois à Téhéran. Le centre de la capitale est noir de monde ce lundi 6 janvier au matin, alors que le guide suprême iranien a présidé une prière devant le cercueil du chef des forces spéciales des Gardiens de la révolution.

C’était une foule immense, une marée humaine jamais vue ces dernières années. Il y a là des gens de tous les âges, des bébés aux personnes âgées, des écoliers et des adultes, rapporte notre correspondant à Téhé­ran, Siavosh Ghazi. La foule des fidèles s’est réunie très tôt sous les caméras de télévision qui ont diffusé en direct les images comme hier, dimanche, à l’arrivée des dépouilles dans la ville d’Ahvaz, dans le sud-ouest du pays. Une foule immense, qui a crié «Mort à l’Amérique, mort à Israël !» et qui a demandé la vengeance pour le sang versé du général Soleimani. Des images qui rappellent les funérailles de l’ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique, mort en 1989.

L’émotion du guide suprême
Ils ont marché pendant des heures pour essayer de joindre l’Université de Téhéran dans le centre de la capitale où les cercueils étaient déposés. Là, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a présidé une courte prière en arabe en l’honneur du général. Il est apparu ému et a pleuré à plusieurs reprises. Il était entouré du Président iranien Hassan Rohani, du président du Parlement Ali Larijani, du chef des Gardiens de la révolution, du général Hossein Salami et du chef de l’Autorité judiciaire, Ebrahim Raïssi.
Les marcheurs insistaient aussi sur le rôle du général Soleimani dans la lutte contre Daech et la protection des frontières de l’Iran. «Si on est ici aujourd’hui en sécurité, c’est grâce à lui», nous ont dit beaucoup de manifestants dans cette foule immense.

Esmail Ghaani a pris la parole
Qassem Soleimani, 62 ans, commandait depuis vingt ans Al-Qods («Jérusalem», en arabe et persan), prestigieuse unité des forces spéciales des Gardiens de la révolution en charge des opérations extérieures, créée par l’ayatollah Khomeini.
Son successeur à la tête de la force Al-Qods, Esmail Ghaani, a pris la parole. Il a promis de venger le sang versé du général Soleimani et de poursuivre le chemin qui a été entrepris et tracé par le général Soleimani, héros national en Iran, mais aussi apprécié en Irak pour le rôle qu’il a joué dans la création des milices iraniennes qui ont combattu et expulsé le groupe Etat islamique d’Irak, et aussi son rôle dans les autres pays de la région, notamment en Syrie et au Liban, où il était adoré par de nombreux chiites libanais.

La suite des hommages…
La suite du programme : une autre cérémonie est prévue ce lundi après-midi à Qom (centre) avant l’inhumation du général mardi dans sa ville natale de Kerman, située dans le sud-est du pays. Dimanche, une partie des célébrations a dû être annulée à Téhéran en raison de l’affluence qui a provoqué des retards. Il y avait plus d’un million de personnes à Machhad pour accueillir les dépouilles.
rfi.fr

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