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La direction de la Cinéma­tographie compte, pour les trois années à venir, investir dans les résidences d’écriture afin de booster la qualité des productions, a assuré vendredi à Dakar Hugues Diaz, son directeur. L’Etat, à travers la direction de la Cinématographie, soucieux de la qualité des productions cinématographiques, va beaucoup investir dans les résidences d’écriture pour les trois années à venir afin de booster la qualité des productions, a-t-il notamment indiqué. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse consacrée au lancement de la quatrième édition du Festival films femmes Afrique, prévue du 21 au 29 février prochain à Dakar. Le ministère de la Culture et de la communication parraine le prix du meilleur scénario des films courts métrages fictions en compétition au Festival films femmes Afrique sur les 12 courts métrages en compétition, a rappelé Diaz. Il s’agit, à travers cette initiative, de montrer aux jeunes que le cinéma est un art exigeant et qui demande beaucoup de recherche et de créativité, a-t-il expliqué.
«L’Etat, notamment la direction de la Cinématographie, est toujours soucieux de la qualité des productions cinématographiques. Très souvent nos jeunes, pour des raisons de précipitation, sont enclins à sortir des productions sans bien travailler l’écriture du scénario, ni bien développer leur film», a fait valoir le directeur de la Cinématographie. Il a estimé que 90% des projets soumis au Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelles (Fopica) n’étaient pas aboutis. «Les gens ont des idées merveilleuses, mais qui ne sont pas du tout développées, car ils ne sont pas formés. Un réalisateur veut être scénariste, alors qu’il y a dans les métiers dédiés au cinéma des scénaristes, des dialoguistes, des gens dédiés à cela», a déploré M. Diaz. Pour lui, l’option programmatique prise par l’Etat pour ces trois années à venir est d’investir dans les résidences d’écriture. Un réseau sénégalais des scénaristes est créé. Et dans son plan d’action présenté à la direction de la Cinématographie, il y a des renforcements de capacités pour être de bons scénaristes, de bons adaptateurs avec des écrivains, dramaturges qui ont un potentiel. Hugues Diaz, qui insiste sur ces laboratoires et résidences à travers le Sénégal, compte ainsi s’attaquer au cœur du problème du cinéma africain pour que les réalisateurs aient des idées abouties pour faire de très grands films qui parlent au monde.
Aps

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