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Le directeur de la branche Marketing et services de Total, le sénégalais Momar Nguër, n’en démord pas. Les contrats d’exploration signés entre l’Etat du Sénégal et le Groupe pétrolier français ne souffrent d’aucune ambiguïté. Il l’a réaffirmé lors d’une conférence de presse sur les 70 ans de présence du groupe au Sénégal.

Les contrats pétroliers entre Total et le Sénégal ne souffrent d’aucune ambiguïté. Le directeur de la branche Marketing et services de Total, Momar Nguër, l’a réaffirmé hier à l’occasion d’une conférence de presse marquant le lancement d’une exposition sur les 70 ans de la société au Sénégal. «Total est une société transparente. Des contrats ont été signés. Les clauses sont extrêmement claires du côté de Total et de l’Etat. Nous travaillons dans plus de 100 pays et faisons tout dans la transparence. Nous n’avons rien à cacher», a précisé l’Africain le plus haut placé dans la boîte française. «Il faut arrêter de fantasmer sur les contrats pétroliers. Ils sont extrêmement transparents et regardés par le monde entier», ajoutera-t-il.
Dans une envolée pédagogique, le directeur de la Branche aval de Total s’est attaché à expliquer en quoi consiste un contrat d’exploration. «C’est quoi un accord pétrolier ? C’est un accord pour faire de l’exploration, de la recherche», expliquera-t-il avant d’user de formules plus imagées. «Vous avez un très grand champ dans le Ferlo. Vous le divisez en parcelles parce que vous cherchez de l’eau. Je viens vous voir pour vous dire que je veux bien que vous me louiez votre parcelle. Je vais amener mon appareil de forage et mes gens qui savent chercher de l’eau. On négocie (…) et moi je prends le risque d’amener le puisatier, de chercher, si on trouve de l’eau, on va partager. Si on n’en trouve pas, c’est moi qui perds. C’est ça l’exploration. Dans ce partage-là, la part de la personne qui m’a loué la parcelle est plus importante que la mienne», explique M. Nguër. Il ajoute que dans le cas du Sénégal, la compagnie va dépenser des dizaines de milliards de francs Cfa pour chercher des hydrocarbures. «C’est simple, c’est biblique et il n’y a aucune volonté d’exploiter qui que ce soit», soulignera-t-il.
Balayant d’un revers de main toutes les craintes sur le respect de l’environnement, les problèmes sécuritaires notés dans d’autres pays producteurs de pétrole, il assure que Total va mettre en place «un dispositif très sophistiqué» contre les éventuels problèmes de pollution. Eric Bonnard, directeur de l’Exploration de Total au Sénégal, va ajouter que des programmes de financement sont à l’étude pour les pêcheurs qui seront impactés par les activités de la société.
La société indiquera avoir déjà commencé à mettre des navires de recherche au large des côtes sénégalaises. «Nous avons 4 bateaux à 100 km à peu près des côtes sénégalaises et un 5e va bientôt arriver. Le bateau scientifique qui fait la cartographie est au milieu. Et devant et derrière lui, il y a des bateaux de chasse», a expliqué M. Bonnard. Il a souligné que la société a déjà démarré une campagne de sensibilisation en direction des communautés de pêcheurs entre Dakar et Joal. «Deux équipes sillonnent la côte pour montrer à ces communautés à quoi ressemblent nos bateaux et comment se comporter avec eux», soulignera M. Bonnard.

70 ans de présence au Sénégal
Pour marquer les 70 ans de sa présence au Sénégal, le groupe Total a monté une exposition au musée de l’Ifan. Pendant dix jours, les visiteurs pourront y suivre les différentes étapes de la présence de la compagnie dans le pays, mais aussi découvrir l’histoire des différentes missions d’exploration qui ont été menées au Sénégal depuis les années 60 en Casamance. Dans la cour du musée, une installation dénommée «Planète énergie» permet de faire découvrir de façon ludique aux enfants le monde des énergies, a expliqué M. François Ioos, directeur de Total Sénégal.

mamewoury@lequotidien.sn

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