PARTAGER

«Je suis étonné parce qu’il n’y a pas d’électricité ni une machine qui fonctionne avec du courant dans l’endroit qui a pris feu. S’il y avait du courant on aurait pu penser à un court-circuit mais tel n’est pas le cas. On ne sait pas exactement mais on éprouve une suspicion que ça puisse être provoqué par quelqu’un. C’est vrai qu’on n’habite pas ici et on n’y passe pas la nuit mais c’est étonnant. Nous ne sommes pas satisfaits de l’Etat qui ne nous apporte aucune aide. Nous faisons ce que nous devons faire mais on ne bénéficie pas de son soutien. On est des milliers de personnes parce qu’il y a plus de 300 cantines et dans chacune d’entre elles il y a 10 personnes. Si on estime les dégâts de cet incendie, ils peuvent atteindre plus d’un milliard. Nous allons par nos propres moyens essayer de nous en sortir parce que jusqu’à présent on n’a jamais senti le soutien de l’Etat depuis que nous sommes installés là en 1983. On s’est débrouillés pour avoir de l’eau, pour installer des toilettes. Vous avez vu depuis que l’incendie s’est déclaré ce matin, aucune autorité ne s’est déplacée sur les lieux (Ndlr : le ministre de l’Intérieur est passé samedi au Parc). Nous ne pensons pas quitter cet endroit pour aller nous installer ailleurs parce que quand nous nous sommes installés ici en 1983 il n’y avait rien, ni la mairie ni le marché au poisson. Nous nous sommes battus pour en arriver là, à l’époque il n’y avait rien ici à part des champs. C’est seulement la force qui peut nous faire quitter cet endroit mais pas de notre plein gré.»
dkane@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here