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«On devrait rendre obligatoire le dépistage du Vih/Sida, sous peine d’amende ou de sanctions.» C’est la conviction de l’adjoint au gouverneur de Ziguinchor, chargé des Affaires administratives, du moins pour certaines régions. Ibrahima Ismaël Ndiaye soutient que les réalités diffèrent d’une région à une autre. Prenant l’exemple de Ziguinchor, il relève la spécificité de cette ville qui est une zone frontalière où il y a une forte mobilité de personnes. Aussi, il s’y passe une fête appelée «Undo Mayo» dans le restaurant «Bar de mer» à Oussouye tous les ans. Cette fête, qui encourage la débauche, rassemble beaucoup de jeunes venus principalement de la Guinée et du Sénégal. Durant tout un week-end, la communauté guinéenne ainsi que des jeunes de la région la célèbrent le 1er mai.
«Cette grande fête permet aux jeunes de se brasser et, ce sont des moments de hauts risques. On a beau distribuer des outils de protection pour permettre aux jeunes de se protéger, cela ne suffit pas», insiste l’autorité administrative. Il estime en outre que les réalités de la Guinée ne sont pas celles du Sénégal.
L’adjoint au gouverneur de Ziguinchor, chargé des Affaires administratives, estime qu’il ne faut pas remettre en cause les acquis et les efforts de lutte contre cette maladie. «C’est une question de santé publique et il faut préserver la population», soutient-il. Poursuivant son propos, il souligne qu’il ne s’agit pas d’être répressif mais de dissuader les jeunes et de les pousser à adopter un comportement res­ponsable. «On ne peut pas consacrer tous les efforts du monde alors que ces genres d’activités sont laissés à la merci des jeunes», conclut M. Dieng.

ndieng@lequotidien.sn

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