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Au cours de son intervention au colloque sur l’Emergence culturelle des territoires, le Professeur Ibrahima Wane est revenu sur une déclaration que le Président Macky Sall avait faite lors de la cérémonie de remise des Grands prix du chef de l’Etat pour les Arts et lettres. Cette déclaration portait sur le fait que le ministère de la Culture soit désormais un ministère de plein exercice. Pour M. Wane, il n’y a pas lieu de se glorifier qu’on ait un ministère plein, mais il s’agit de faire en sorte que ce ministère soit mis en corrélation avec les autres. «On met l’accent sur le fait que le ministère de la Culture soit devenu un ministère de plein exercice, mais ce n’est pas une fin en soi qu’on ait un ministère de plein exercice. Parce que le ministère de la Culture ne peut pas fonctionner comme il faut et dérouler ce qu’il veut s’il n’est pas en corrélation avec les autres. Il n’y a pas de sens si ce ministère oublie son caractère transversal. Il ne marche pas s’il n’y a pas de lien avec les autres ministères, Tourisme, Educa­tion, Formation professionnelle, l’Economie…», a-t-il commenté. M. Wane d’ajouter encore : «C’est bien d’avoir un ministère plein, mais fonctionner de manière autonome ne sert à rien. Par exemple, un ministère de la Culture sans lien avec la communication, s’il veut véhiculer un contenu important, faire de grandes productions et diffuser à la télé, ça pose problème parfois. La séparation a des aspects négatifs aussi. Ça peut être moins négatif si dans le fonctionnement de l’Etat il y a des passerelles créées entre les ministères. Mais il n’y a pas de raison de se glorifier qu’on ait un ministère plein.» Pour appuyer son raisonnement, le Professeur Wane confie aussi : «Feu Oumar Ndao me disait : ‘’Il faut un ministère de la Culture et du budget. Il faut régler le problème de l’argent. Le mieux, c’est un ministère de la Culture et du budget’’.»
aly@lequotidien.sn

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