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La célébration de la Journée de l’enfant africain est toujours une occasion de faire le plaidoyer en faveur de cette couche de la population. C’est en ce sens que l’Unicef appelle le gouvernement du Sénégal à «prioriser les investissements dans le développement et le bien-être de l’enfant».

Faire des investissements pour le développement et le bien-être de l’enfant une priorité : C’est l’appel lancé par l’Unicef au gouvernement du Sénégal à l’occasion de la Journée de l’enfant africain en mémoire du massacre des enfants de Soweto en juin 1976. Placée cette année sous le thème «L’Agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique : Accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances», cette journée a été saisie par Unicef Sénégal pour réaffirmer «la place centrale de l’enfant dans les efforts nationaux pour atteindre les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030». Dans un document, l’Unicef rappelle «la nécessité de placer l’enfant au cœur des politiques de développement». Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance, «prioriser les investissements dans le développement et le bien-être de l’enfant, c’est assurer des retours économiques et sociaux non seulement pour l’enfant, mais aussi le pays tout entier». «Pour l’Unicef, le choix du thème par l’Union africaine est d’autant plus pertinent que tous les Objectifs de développement durable (Odd) ont un impact sur la vie des enfants et adolescents, et surtout que 10 parmi les 17 Odd visent directement les enfants, en tant que cibles ayants droit, et acteurs du changement», a-t-on fait savoir. Dans le document, la représentante de l’Unicef au Sénégal souligne que «les Odd visent l’égalité des chances pour chaque enfant, fille ou garçon, quels que soient son origine, son ethnie, sa situation familiale, son état physique ou mental, ou son lieu de vie». C’est pourquoi, d’après Laylee Moshiri,  «l’action publique doit veiller à ce que tous les enfants, en particulier les enfants les plus vulnérables ou marginalisés, bénéficient des investissements publics». «Aucun enfant ne doit vivre dans la pauvreté ou la violence. Aucun enfant ne doit être privé de la vaccination et protection contre les maladies, d’une nutrition adéquate pour une croissance optimale, des soins attentifs et de l’affection de la famille, et d’une éducation de qualité. Chaque enfant du Sénégal doit pouvoir réaliser son potentiel et pouvoir contribuer ainsi à la richesse de la Nation», a-t-elle déclaré. Dans ce cadre, l’Unicef encourage le «gouvernement à poursuivre ses efforts d’alignement et de priorisation des cibles des Odd adaptée aux besoins du pays, avec un plan robuste de suivi et évaluation». «Toutes les forces de la société doivent aussi être mobilisées pour un suivi efficace et transparent des progrès accomplis tant au niveau local que national,  et s’assurer ainsi que le pays est sur la bonne voie. L’émergence du Sénégal à l’horizon 2030 n’est possible que si chaque enfant a sa chance», a-t-on soutenu.
dkane@lequotidien.sn

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