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Idrissa Seck demande «solennellement» au Président Sall de libérer le «prisonnier politique» Khalifa Sall. A l’Assem­blée générale du Réseau libéral africain, tenue samedi à Accra, il a qualifié Macky de «maoïste devenu libéral» et le maire de Dakar «l’héritier légitime de Senghor».

A la tribune de l’Assemblée générale du Réseau libéral africain qui s’est tenue samedi dernier à Accra, le président de Rewmi a demandé au chef de l’Etat de libérer le «prisonnier politique» Khalifa Ababacar Sall. Dans son discours teinté de piques à Macky Sall et son libéralisme et à Tanor Dieng, il dit : «Parce qu’il faut commencer par cultiver son propre jardin, je voudrais, ici à Accra, lancer un appel solennel au Président Macky Sall, un maoïste devenu libéral, pour qu’il libère le prisonnier politique Khalifa Ababacar Sall, député-maire de la capitale sénégalaise, héritier légitime du socialiste Léopold Sédar Senghor.» En sa qualité de vice-président de l’Internationale libérale, Idrissa Seck a fait savoir devant ses camarades africains que «nul ne doit tolérer qu’une institution judiciaire soit manipulée par l’Exécutif pour agresser ses adversaires et garantir l’impunité à ses partisans et alliés». Le leader de Rewmi, qui accuse le régime en place d’instrumentaliser la justice, souligne que «finies doivent être toutes les formes d’astreintes et de privation arbitraire de liberté». Il soutient que le 30 mars prochain, date où le verdict du procès de Khalifa Sall sera connu, «le monde entier saura si le Président Macky Sall a renoncé ou pas à se servir de la justice pour emprisonner ou déporter des adversaires politiques». Et M. Seck de lancer un appel : «Tous les Libéraux du monde dont il (Ndlr : Macky Sall) proclame faire partie devront y veiller fermement et j’y prendrai toute ma part, à côté de l’opposition sénégalaise et des forces vives de la Nation.»

Pour un Observatoire des avancées démocratiques et libérales sur l’Afrique
Dans la même veine, Idrissa Seck a plaidé pour la mise en place par l’Internationale libérale d’un «observatoire des avancées démocratiques et libérales sur notre continent». Ceci, d’après lui, «en commençant par les pays où les membres» de l’organisation «sont aux responsabilités». Autre doléance formulée par l’ancien Premier ministre à Accra, c’est «la mise en place d’un processus électoral transparent où un ministre de l’Intérieur ne pourra pas déclarer, comme cela vient d’être le cas au Sénégal, que son rôle premier est de domestiquer le système électoral pour faire gagner son patron au premier tour». Une allusion à la récente sortie de Aly Ngouille Ndiaye sur 2Stv.
dkane@lequotidien.sn

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