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Le leader de Rewmi regrette l’échec de l’opposition à travers la coalition Manko taxawu senegaal dans sa forme initiale. Idrissa Seck indique, néanmoins, que les populations sont conscientes du «besoin réel de changement de majorité à l’Assemblée nationale».

En marge de la prière de l’Aïd El Fitr dirigée à la grande mosquée de Moussanté par l’imam Tafsir Babacar Ndiour, le président du parti Rewmi s’est prononcé sur l’unité «ratée» de l’opposition. Idrissa Seck de souligner : «C’est regrettable que la coalition Manko Taxawu senegaal, sous sa forme initiale, n’ait pas réussi à se maintenir, et nous avons, en tout cas, pour ce qui nous concerne, tout fait pour que les gens placent l’unité au-dessus de leurs intérêts personnelles. Et à l’occasion de la commission de facilitation qui a été mise en place, nous avons essayé de convaincre les uns et les autres pour indiquer que l’unité était beaucoup plus précieuse que les positions individuelles de tête de liste, qui n’ont absolument aucune signification à l’occasion de ces élections législatives.» Et de poursuivre : «Ce qui était vraiment déterminant, c’était se donner les moyens et créer les conditions d’un changement de majorité, pour que réellement la nouvelle As­semblée nationale puisse faire son travail, c’est-à-dire allouer les ressources nationales aux priorités nationales. On oublie souvent qu’à l’Assemblée nationale, la Loi de finances est votée, laquelle est le cadre de toutes les dépenses de fonctionnement comme d’investissement de l’Etat. Et ensuite, que cette Assemblée nationale puisse réellement contrôler l’action du gouvernement. C’était ça notre priorité. Malheureusement, cela n’a pas pu se faire, et je le regrette personnellement.»
Mais cela dit, Idrissa Seck pense en tout cas que «les populations ont conscience qu’il y a un besoin réel de changement de majorité à l’Assemblée nationale». Et de les inviter, «malgré cela, à voter pour que ce changement puisse intervenir». Selon le président du Conseil départemental de Thiès, «cela fait débat, fait désordre». Et d’indiquer, pour sa part : «C’est tout à fait regrettable. Et c’est pour cela qu’il faut justement s’organiser pour remettre de l’ordre dans l’action politique, surtout dans l’action des partis politiques.»
Par rapport à la pléthore de listes aux Législatives du 30 juillet prochain, l’ancien Premier ministre se veut catégorique : «Déjà, une fois qu’on a reconnu la liberté à tout le monde de créer un parti politique, lorsque les gens se sont adressés au suffrage des Sénégalais, et que les Sénégalais ont distribué leur confiance, d’en tenir compte.» Il pense que «des partis politiques qui ne participent jamais à des élections, qui n’ont jamais collecté de suffrage à un certain niveau, ne méritent pas de rester sur la scène».
Au-delà, le président du parti Rewmi a tenu à adresser ses salutations et présenter ses vœux à l’ensemble du Peuple sénégalais et de la communauté musulmane tout entière. Idrissa Seck a également saisi l’occasion pour présenter au Peuple ses condoléances à l’occasion du rappel à Dieu du Khalife général de Pire, Serigne Moustapha Cissé, aussi de la disparition du Premier ministre. Et de témoigner : «Habib Thiam était un grand homme d’Etat, un grand homme politique que j’ai eu personnellement l’occasion de fréquenter, puisque j’ai été ministre dans son gouvernement, à l’occasion du gouvernement de majorité élargie. C’était un homme de bien, avec qui j’entretenais des relations personnelles extrêmement cordiales. Nous prions pour le repos de leurs âmes, pour qu’Allah leur accorde son pardon, sa miséricorde et les accueille en son Paradis le plus élevé.»
nfniang@lequotidien.sn

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