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Idrissa Seck a fermement condamné «les écarts de langage constatés de plus en plus sur les réseaux sociaux». En marge de la prière de l’Aïd el Kébir samedi à la grande mosquée de Moussanté, il a demandé aux autorités «d’agir pour éviter que le Sénégal ne sombre dans le chaos». Sur certains points abordés par l’imam Tafsir Babacar Ndiour, au cours de son sermon, autour de «la justice, l’équité, la droiture, comme condition primordiale pour la sécurité dans une société», le président du Conseil départemental de Thiès dira : «L’objectif fondamental de toute société, c’est d’endiguer la violence. Et pour ce faire, il n’y a qu’une seule solution, c’est que les gens ressentent la justice et l’équité au niveau des dirigeants.» Idrissa Seck explique cependant les causes de ces écarts sur les réseaux sociaux. «Toutes les dérives que nous déplorons, toutes ces nombreuses injures ne sont que des manifestations d’une colère. C’est comme des échappés de gaz d’une cocotte-minute en ébullition. Il faut leur prêter une sérieuse attention et essayer de diminuer la colère qui prévaut au sein de la société sénégalaise, colère née d’un constat unanime de l’injustice, de l’iniquité, de la non-droiture dans la gestion des affaires de notre pays. C’est ça le cœur du message qu’il convient de retenir, et nous devons le méditer tous ensemble. C’est une responsabilité qui incombe à toutes les élites dirigeantes : opposition, pouvoir, élite intellectuelle, chefs religieux qui ne parviennent pas justement à juguler cette violence qui règne dans la société, en particulier à ceux-là qui ont en charge la gestion des affaires du pays», souligne-t-il.
Et l’ancien Premier ministre a lancé une pique au conseiller du chef de l’Etat Hamidou Dia sans le nommer. «Tous les signes que nous voyons étaient complètement inconnus dans la société sénégalaise, des discours ethnicistes portés par des philosophes réputés, c’est très grave», dit-il. M. Dia avait publié une contribution polémique sur les affaires Penda Ba, Amy Collé Dieng et autres.

nfniang@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. La pire injure pour le Sénégal, c’est de laisser les enfants talibés esclaves de la mendicité dans les rues, Monsieur Seck !
    Inhumanité, Esclavage d’enfants, Hypocrisie religieuse, Honte d’un pays, ceux sont les pires injures que les marabouts sénégalais infligent au Sénégal, à l’Islam et aux préceptes du Prophète Mohamed qui interdisent la mendicité des enfants…
    La lâcheté de tout le peuple sénégalais et de ses dirigeants, depuis deux décennies, à ne pas venir en aide aux enfants talibés innocents dans cette traite négrière abjecte d’escrocs religieux, est la seconde injure pour le Sénégal.
    La 3ème injure pour le Sénégal, c’est que vous, les élus politiques sénégalais vous faites croire au Monde que vous vous occupez du sort des talibés alors que vous n’en faites rien, bafouant tous les Droits de l’Homme et la Protection des Enfants et des groupes vulnérables.
    Votre Hypocrisie et vos incompétences face à l’esclavage d’enfants, vos frères, sont des injures à la l’Humanité, à la Civilisation et à l’Islam !

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